Le Maroc, le Brésil et les Etats-Unis ont tout le potentiel pour faire de l’Atlantique Sud une zone sûre, prospère et solidaire

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Le Maroc, le Brésil et les Etats-Unis, au vu de leur grande convergence stratégique, disposent de tout le potentiel pour faire de l’Atlantique Sud une zone sûre, prospère et solidaire, a souligné l’ambassadeur du Maroc à Brasilia, Nabil Adghoghi.

“Au vu de la grande convergence des vues sur une série d’enjeux internationaux (terrorisme, crime organisé, situation au Venezuela…), Brasilia, Rabat et Washington ont le potentiel d’être les protagonistes d’une vision innovante, combinant une plus grande coordination en matière de sécurité et une optimisation des opportunités économiques, dans le but de faire de l’Atlantique Sud une zone sûre, prospère et solidaire”, écrit le diplomate marocain dans une tribune publiée dans le journal brésilien “Correio Braziliense”.

Le Maroc et les États-Unis sont en train de développer un partenariat pionnier et prometteur pour l’ensemble du continent africain et plus particulièrement pour l’Atlantique Sud, ajoute le diplomate.

Lequel partenariat, note l’ambassadeur, permettra de relever les défis sécuritaires auxquels l’Afrique est confrontée et d’investir dans l’énorme potentiel économique du continent.

Dans cette perspective, la visite effectuée à la ville marocaine de Laayoune et au siège du Consulat américain à Dakhla par la délégation américaine conduite par le secrétaire d’Etat adjoint en charge des questions du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord, David Schenker, a été un événement hautement symbolique qui intervient près de 200 ans après l’ouverture de la première légation nord-américaine à Tanger.


Outre la célébration de la relation privilégiée entre le Maroc et les États-Unis, l’inauguration prochainement d’un consulat américain à vocation économique à Dakhla réaffirme la reconnaissance par Washington de la pleine souveraineté du Maroc sur son Sahara et permettra un changement de paradigme dans la manière dont le Conseil de sécurité traite la question, en insufflant une nouvelle dynamique en faveur du plan d’autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine comme unique base en vue de parvenir à une solution politique, pacifique et consensuelle à ce conflit régional hérité de la guerre froide.

Cette représentation diplomatique, qui comprendra le bureau régional de l’initiative “Proposer Africa”, est de nature à ouvrir un horizon ambitieux pour l’Afrique, a relevé le diplomate, rappelant que cette initiative rassemble 17 agences américaines et ambitionne de connecter les entreprises américaines à l’économie africaine émergente, notamment dans les secteurs de l’énergie, l’agro-industrie, la défense et la santé.

Et de faire observer que “Prosper Africa” fait ainsi du Maroc sa plaque tournante pour l’Afrique, comme l’a souligné le PDG de la US International Development Finance Corporation (DFC), Adam Boehler, qui a promis de porter les investissements américains au Maroc à 5 milliards de dollars, afin de renforcer la position du Maroc en tant que pôle économique dans le continent.

Rappelant que le Maroc a été le premier pays au monde à reconnaître l’indépendance et la souveraineté des États-Unis en 1777, M. Adghoghi a affirmé que Washington a toujours considéré le Maroc comme un allié clé et un partenaire de référence en Afrique et au Moyen-Orient.


Unique pays africain à signer un accord de libre-échange avec les États-Unis, le Maroc développe une coopération militaire étroite et ambitieuse avec Washington, a-t-il ajouté, rappelant que les deux pays ont signé en 2020 une feuille de route pour la coopération en matière de défense 2020-2030 dont la mise en œuvre leur permettra de faire face aux défis liés à un espace sécuritaire complexe.

( Avec MAP )