Le Maroc, un pays modèle en matière de démocratisation dans la région

 Le Maroc demeure un pays modèle en matière de démocratisation dans la région, a indiqué, mercredi à Rabat, la secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe, Gabriella Battaini-Dragoni, soulignant que l’Union européenne souhaite collaborer davantage avec le Royaume dans le domaine d’édification de l’État de droit.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de ses entretiens avec le ministre de la Justice, Mohamed Aujjar, Mme Battaini-Dragoni a souligné que le Maroc a mené une réforme profonde et globale de son système judiciaire, notant que 2011, qui a vu l’adoption de la nouvelle constitution du Royaume, a constitué une année charnière et « un couronnement de nombreuses années d’engagement en faveur de la consolidation des droits de l’Homme et de l’édification de l’État de droit ». 

« Nous sommes venus en tant que délégation du Conseil de l’Europe pour présenter un nouveau programme de coopération dans le domaine de la justice et nous nous réjouissons de l’action portée par le Royaume dans la construction constante de la démocratie et des mutations importantes et structurelles qu’à connu le Maroc au niveau politique », a-t-elle affirmé.

« Le Maroc, grâce à son expertise et ses grandes ressources, est, et demeurera, un partenaire de taille pour l’UE en matières de gestion des questions migratoires et de lutte contre le crime transnational et le terrorisme », a relevé Mme Battaini-Dragoni, ajoutant que la stratégie sécuritaire du Maroc, sa lutte antiterroriste et sa politique de « déradicalisation », sont autant « de fronts appréciables par l’UE et de preuves et signes de bonne volonté du Royaume d’aller de l’avant dans ses réformes ». 

Pour sa part, M. Aujjar a mis en avant la batterie de réformes engagées par le Royaume dans le domaine de l’administration judiciaire, expliquant à cet égard l’action de SM le Roi dans la consolidation de l’État de droit et l’instauration d’une bonne gouvernance judiciaire.

M. Aujjar a mis en avant la volonté du Royaume de hisser à un niveau supérieur les relations sécuritaires et la coopération en matière d’immigration clandestine et de lutte contre le terrorisme, ajoutant que ce nouveau programme avec l’Union européenne émane de la volonté commune d’asseoir les bases solides de l’indépendance du pouvoir judiciaire, que le Maroc n’a cessé de mettre en avant.

>>Lire aussi : LA DÉMOCRATIE, MYTHE OU RELIGION ?

« Le Maroc a fait de la réforme de la justice une priorité nationale », a affirmé M. Aujjar, faisant savoir que le domaine de la justice au Maroc a connu un grand essor, à travers les grands chantiers lancés par le Maroc dans le cadre de ses réformes, instaurant ainsi « les bases et rudiments d’une justice équitable et citoyenne ».

A rappeler que le Conseil de l’Europe est une organisation intergouvernementale instituée le 5 mai 1949 par le traité de Londres. Composé de 47 États membres, dont les 28 membres de l’Union européenne, le Conseil de l’Europe est la principale organisation de défense des droits de l’Homme du continent.

Le Parlement marocain a été, en 2011, le premier Parlement d’un État non membre de l’UE à obtenir le statut de « Partenaire pour la démocratie » auprès de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, rappelle-t-on.

Ce statut lui a permis de constituer une délégation parlementaire permanente de douze membres qui participent pleinement aux sessions ordinaires de l’Assemblée et aux travaux de ses commissions. 

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