Le Maroc, un véritable facteur de paix et de développement en Afrique

Le Maroc, un véritable facteur de paix et de développement en Afrique

Le Maroc est considéré comme un véritable facteur de paix et de développement en Afrique, à la faveur de sa stabilité politique et ses institutions constitutionnelles solides, a indiqué, vendredi à Rabat, le Président du groupe d’amitié France-Maroc, Christian Cambon.

Le Maroc a entrepris ces dernières années d’importantes réformes notamment une nouvelle Constitution approuvée par référendum, a souligné le responsable français lors de la 3-ème édition du forum parlementaire Maroc-France, saluant les efforts consentis par le Maroc, sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, en vue de démocratiser constamment le paysage politique avec un grand soucis d’efficacité et d’excellence.

Le Maroc est un exemple à suivre en matière de monarchie constitutionnelle, a fait savoir M. Cambon qui est également Président de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, tout en exprimant la reconnaissance de son pays au soutien permanent du Royaume notamment dans le domaine sécuritaire.

Pour sa part, la députée à l’Assemblée nationale Française, Nadia Hai a indiqué que “la politique et la stabilité se pensent nécessairement de façon complémentaire et font partie de la même équation de vouloir préserver la paix pour tous les citoyens”, considérant le Maroc “une clé de stabilité pour le continent africain”.


Au delà des travaux législatifs respectifs, qui ont renforcé les cadres juridiques internes en matière de prévention et de lutte contre le terrorisme, les actions entreprises par la France et le Maroc au niveau régional, ainsi que la mobilisation internationale en faveur d’une sécurité accrue dans la région, illustrent la mise en œuvre concrète de cet engagement résolu à lutter contre la barbarie du terrorisme, a noté Mme Hai lors de la deuxième séance de ce forum consacrée à la “politique et stabilité”.

Cette stabilité, a-t-elle ajouté, est tributaire également de la mise en avant de l’élément l’humain pour le placer au centre des agendas politiques, rappelant que la question des mobilités migratoires constitue un axe de travail essentiel dans la politique franco-française conjointe.

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La préservation de la stabilité, qui est au cœur des ambitions des deux pays, se décline en une vision critique et constructive qui évalue avec franchise et lucidité les défis communs auxquels les deux pays doivent faire face, une vision stratégique, qui privilégie la coopération et l’échange mutuel constant pour l’efficience des actions communes, ainsi qu’une vision prospective, qui met les enjeux contemporains dans une posture d’avenir à l’instar du défi écologique, a poursuivi la députée française.


Pour sa part, le président du groupe parlementaire du parti de la Justice et du Développement (PJD), Driss El Azami El Idrissi, a affirmé que les conflits politiques et la violence qui agitent plusieurs régions mondiales amplifient la souffrance des migrants qui se trouvent contraints à fuir leurs pays et accusés par la suite d’être à l’origine de tous les problèmes économiques, sociaux et sécuritaires des pays de transit et d’accueil, précisant que ces différents enjeux nécessitent une action commune, un respect des décisions internationales et une lutte contre les mouvements séparatistes.

Ce phénomène d’immigration nécessite, plus que jamais, l’élaboration de solutions communes et intégrées basées sur le respect de indépendance, la souveraineté et l’unité des pays, ainsi que la mise en place d’une coopération économique et sociale fructueuse, à même d’ouvrir de nouveaux horizons devant les jeunes, a-t-il dit.

De son côté, le président du groupe istiqlalien de l’unité et de l’égalitarisme à la Chambre des Conseillers, Abdeslam Lebbar, a fait remarquer que la stabilité que connait le Royaume est le fruit d’un long processus de réformes politiques, ayant donné naissance à une conscience politique et sociale refusant tous mouvements séparatistes à même d’atteindre à l’équilibre de l’Etat.

De même, le député a mis en exergue la politique sécuritaire efficace du Royaume reconnue à l’échelle internationale, appelant à cette occasion à ouvrer à consacrer davantage les relations bilatérales avec les pays du Nord notamment en matière législative en vue de faire face aux dangers menaçant la région.


Le 1-er forum parlementaire Maroc-France s’est tenu à Rabat en 2013, et le deuxième à Paris en 2015. Il s’agit d’un espace de dialogue, de débat et d’échange de vues entre les parlementaires marocains et leurs homologues français autour de différentes questions d’intérêt commun.