Le ministre chinois des Affaires étrangères à Pyongyang pour préparer la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong Un

Sommet annulé: une aubaine pour Pyongyang ou tactique de négociation américaine ?

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, est arrivé mercredi à Pyongyang, une première depuis 2007, et ce à quelques semaines d’une rencontre historique entre le leader nord-coréen Kim Jong Un et le président américain Donald Trump. 

M. Wang, qui devait rencontrer son homologue nord-coréen Ri Yong Ho, a été accueilli à l’aéroport de Pyongyang par le vice-ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Kil Song et d’autres responsables. 

Wang Yi et Ri Yong Ho s’étaient déjà rencontrés début avril à Pékin, quelques jours après la visite en Chine du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un. 

La Chine est, de loin, le principal soutien diplomatique et économique de la Corée du Nord. Mais, exaspérée par les essais nucléaires nord-coréens, elle applique fermement les sanctions économiques de l’ONU, destinées à enrayer les programmes balistique et atomique de Pyongyang. 


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En parallèle, Pékin appelle inlassablement à résoudre la crise “par le dialogue et la négociation”, s’opposant à toute intervention armée. 

La Chine a ainsi chaudement salué la spectaculaire rencontre de vendredi entre Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae-in. Elle a loué “leur courage” et jugé “historique” leur poignée de main sur la ligne de démarcation divisant la péninsule. 

M. Kim a été à cette occasion le premier dirigeant nord-coréen à fouler le sol sud-coréen depuis la guerre de Corée, conflit auquel la Chine avait pris part aux côtés du Nord.