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Le pôle CIB d’Attijariwafa Bank organise son quatrième webinaire sur la transition énergétique

Dans le cadre de son cycle digital « CIB Meetings », le pôle Corporate and Investment Banking du groupe Attijariwafa Bank a tenu un quatrième webinaire autour de la transition énergétique. Organisée à la veille de la COP26 prévue pour novembre prochain, cette rencontre en ligne, destinée à la communauté des investisseurs, des institutionnels et des opérateurs économiques africains, a permis de croiser les regards d’experts internes et externes sur les perspectives des partenariats publics et privés en faveur de cette transition en Afrique.

Ce 4e webinaire, animé par M. Fatmi Squalli, Directeur de l’entité Financement de Projets à Attijariwafa bank, a connu la participation effective de Mme Mariam El Hannoumi, Directrice Exécutive des Finances et Support de Nareva, et MM. Tarik Hamane, Alexandre Beziaud et Kabishi Tshilumba, respectivement Directeur Exécutif de Masen, Directeur Général de la SCB Cameroun et Manager Régional Afrique du Green Climate Fund (GCF). Tous sont venus partager leur vision et leurs retours d’expériences. Des retours globalement positifs et porteurs de belles perspectives à venir sur la transition énergétique en tant que vecteur de croissance économique et sociale dans le continent.

Les échanges se sont articulés autour de trois axes principaux : le rôle de la réglementation dans l’accélération de la transition énergétique, l’importance de l’implication du secteur privé dans l’implémentation de la vision des États pour favoriser la transition et, enfin, le rôle des banques commerciales africaines et des fonds internationaux dédiés, notamment le Fonds Vert pour le Climat (GCF), dans le financement des projets énergétiques.

Lors de son intervention, Mme El Hannoumi a mis l’accent sur l’importance du cadre réglementaire au Maroc pour les investisseurs du secteur privé. « Nous avons besoin d’un cadre transparent où les responsabilités sont claires pour pouvoir investir sereinement », a-t-elle souligné. Sans manquer de saluer les initiatives entreprises en ce sens par l’État, comme « la loi 13-09 relative aux énergies renouvelables (qui) a donné un vrai coup d’accélérateur au développement des énergies renouvelables (…).

Au niveau de Nareva, nous comptons plusieurs projets en exploitation, d’autres en développement avancé. Et on constate un vrai engouement des développeurs nationaux et internationaux pour ce type de projets, d’abord parce qu’ils leur donnent accès à une électricité à des coûts plus compétitifs mais aussi à une électricité verte. »

Pour sa part, M. Alexandre Beziaud estime que la région CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) représente « un grand potentiel » en la matière. Toutefois, « des réformes réglementaires restent nécessaires pour favoriser son exploitation et encourager le secteur privé à investir en ce sens ». Dans la même veine, M. Kabishi Tshilumba pense que la mise en place d’un cadre réglementaire, institutionnel et juridique favorable à l’investissement dans les énergies renouvelables en Afrique est crucial pour renforcer la transition énergétique et répondre aux objectifs de développement durable. « C’est justement pour cette raison que le Fonds Vert pour le Climat consacre toute une partie des budgets au financement des projets réglementaires destinés à encourager les investissements en énergies vertes en Afrique », a-t-il précisé. « Nous encourageons également les pays à investir et à demander le financement au Fonds Vert pour le Climat pour élaborer ou renforcer ce cadre institutionnel ».

Quant à M. Hamane, il est notamment revenu sur la contribution de Masen à la vision stratégique du Maroc, ayant pour objectif de porter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique à près de 52 % à l’horizon 2030, ainsi que sur la participation du groupe à l’accélération du déploiement de projets d’énergies renouvelables en Afrique. « (…) Depuis notre accréditation par le Fonds Vert pour Climat, l’été dernier, nous sommes en train de travailler avec l’équipe de GCF sur la mise en place d’un pipeline de projets que nous pouvons financer partiellement ou totalement, moyennant ce Fonds, aussi bien au Maroc qu’en Afrique. »

Le débat s’est conclu sur le rôle des banques commerciales africaines dans cette dynamique, avec pour illustration l’implication du groupe Attijariwafa bank, qui, avec l’appui des fonds internationaux et de banques multilatérales, structure et finance le développement de projets publics et privés de l’énergie verte en Afrique.

Pour rappel, le groupe Attijariwafa bank a obtenu en 2019 l’accréditation du Fonds vert pour le climat des Nations-Unies, Green Climate Fund (GCF), en tant qu’intermédiaire financier pour la mise en œuvre des financements verts en Afrique.

Pour visualiser le 4e Webinaire CIB Meeting en replay :
https://www.youtube.com/watch?v=bnFfMESEB0o

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