Le SOS des traiteurs !

L’activité des traiteurs (fêtes, mariages, conférences, …) est toujours confinée. Le pourcentage élevé de l’informel bloque l’octroi du crédit relance. Des manifestations ont été organisées, dans ce sens, pour demander la reprise progressive des activités de ce secteur, renonçant au soutien du gouvernement qui est selon eux n’est pas la solution adéquate.

L’événementiel est encore loin de la reprise. Plusieurs manifestations ont eu lieu cette semaine dans de différentes régions du Royaume par les professionnels du secteur pour exprimer leur mécontentement en demandant la reprise progressive de leurs activités. En effet, l’activité des traiteurs subit toujours l’impact de la crise sanitaire. Abdelrhani Bensaid, Vice-président de la Fédération marocaine des traiteurs FMT a estimé que presque 90% des opérateurs du secteur sont en arrêt total et leurs caisses sont vides « les cuisines sont désertées, les camions sont bloqués, le matériel également, et ce à partir de la journée de la femme, où tous les événements ont été annulés. Nous sommes dans une situation vraiment catastrophique », alerte-t-il.

Que demandent les traiteurs ?

La seule revendication des traiteurs en ce moment est la reprise de l’activité, vu que depuis 8 mois, le secteur était en arrêt total. « Après le déconfinement, on pensait qu’on allait reprendre notre activité alors que ce n’était pas le cas, surtout qu’on voit que toutes les autres activités opérant dans la restauration-café, le transport, les Malls… ont repris leur cours normal. Je trouve que c’est bizarre le fait qu’ils interdisent ce secteur en particulier d’exercer son activité », se plaint Bensaid.


Les traiteurs veulent reprendre le rythme

Après deux mois d’absence, le Comité de veille économique (CVE) a tenu, le 5 octobre, sa 10e réunion où il a signé un contrat-programme pour soutenir le secteur de l’événementiel. Deux accords ont été conclus. Le premier était pour le crédit relance qui est octroyé uniquement aux traiteurs qui sont structurés. « Malheureusement, notre secteur vit dans l’informel avec un pourcentage assez élevé. Donc, beaucoup de traiteurs n’ont pas pu y bénéficier ». Le deuxième accord concernait les fameux 2.000 dirhams octroyés aux personnels et salariés. Cette indemnité est selon Bensaid « n’est pas du tout un avantage, parce qu’il y en a des personnes qui touchaient plus de 10.000 dirhams et ils ont de lourdes charges (loyer…), donc 2.000 dirhams ne va rien changer pour eux ». Jusqu’à présent, personne n’a encore reçu cette indemnité, affirme-t-il en s’interrogeant sur les raisons derrière ce retard.

La reprise progressive est la solution pour les traiteurs

La Fédération Marocaine des Traiteurs attend toujours un protocole sanitaire et tient à prendre toutes les mesures et les précautions sanitaires pour assurer le bon déroulement des événements après la reprise. « L’organisateur des événements est une personne qui est consciente de la situation actuelle et qui est habituée à gérer et prévoir les risques, donc il lui faut juste un protocole sanitaire à respecter », indique le vice-président de la Fédération. Cette dernière a demandé, dans ce sens, de commencer à travailler avec une centaine de personnes, avec un maximum de dix tables pour les fêtes de mariages et les conférences, même s’ils ont perdu espoir avec ce flou qui persiste sur la reprise de leurs activités.