Le taux de résolution des affaires répressives enregistrées en 2019 a atteint plus de 90 pc

taux de résolution
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Le taux de résolution des affaires répressives enregistrées en 2019 a atteint les 90,4 pc, indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), précisant que le nombre de ses affaires s’est établi à 639.116, dont 577.775 ont été résolues.

Dans un communiqué relatif à son bilan au titre de l’année 2019 et à son programme d’action pour 2020, la DGSN indique qu’une étude comparative des résultats enregistrés en 2018 fait ressortir une relative stabilité du taux des affaires répressives qui avoisine les 90,4%, notant que cette amélioration était due au travail, systématique et minutieux, de recherche criminelle mené par la police scientifique et technique, ainsi que l’intensification des opérations contre les personnes recherchées, dont 130.680 ont été arrêtées.

La DGSN précise qu’au cours de l’année 2019, 644.025 personnes ont été traduites en justice (dont 43.008 femmes et 23.764 mineurs), avec une augmentation d’environ 11,72% du nombre de personnes traduites en justice, de 4,54 pc du nombre de mineurs arrêtés et de 3,26 pc des victimes qui ont été entendues ou qui ont porté plainte, soulignant que ces résultats doivent être mis à l’actif de la réactivité rapide des services de la sûreté nationale, le renforcement de la police de proximité, la généralisation des salles de commandement et de coordination et des unités de police de secours.

Dans le domaine de la lutte contre la criminalité et du renforcement du sentiment de sécurité, la DGSN affirme que ses services ont continué à soutenir les unités chargées de la lutte contre la criminalité, avec la création d’un service central de lutte contre le blanchiment d’argent et de deux services au niveau de la brigade nationale de la police judiciaire, spécialisés respectivement dans l’intelligence économique et l’identification des produits des activités criminelle, la mise en place d’une nouvelle brigade anti-gangs à Fès et de quatre brigades urbaines de la police judiciaire à Marrakech, Rabat, Fès et à Salé.

Il a également été question, ajoute le communiqué, de la révision globale de l’organisation et des attributions des cellules de prise en charge des femmes victimes de violences, actuellement au nombre de 132 au niveau national, ainsi que la mise en place d’une commission conjointe entre les directions centrales, chargée de visiter et de surveiller l’ensemble les lieux réservés à la garde à vue et à la surveillance des mineurs, afin de les qualifier, d’en améliorer le cadre et de veiller à ce qu’ils respectent toutes les conditions de sûreté et de sécurité.


S’agissant des crimes violents, qui ont un impact direct sur le sentiment de sécurité, tels que les meurtres, les vols aggravés, les agressions sexuelles et autres, ils représentent, selon la même source, 8,32% du paysage général du crime avec un taux de répression d’environ 76%, et une régression de 8,6% du nombre des affaires enregistrées comparativement avec l’année 2018.

De même, tous les types de crimes graves ont enregistré une baisse qui s’est établie à -11,17% pour les crimes de coups et blessures entraînant la mort, à -10,23% pour les affaires de viol, à -3,41% pour les vols qualifiés, à -21% pour les vols sous la menace d’armes blanches et à -7,78% pour les vols de véhicules, a-t-on ajouté.

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Pour ce qui est de la lutte contre les réseaux criminels, la DGSN relève qu’il a été procédé, en 2019, à l’arrestation de 990 individus soupçonnés d’avoir des liaisons avec 509 réseaux criminels s’activant dans le vol sur la voie publique, ainsi que l’interpellation de 505 organisateurs d’opérations de la migration clandestine soupçonnés d’être impliqués dans 62 réseaux criminels spécialisés dans la traite d’êtres humains et l’organisation de la migration clandestine, outre l’arrestation de quelque 27.317 candidats à la migration clandestine, dont 20.141 de nationalités étrangères, et la saisie de 3.021 faux documents de voyage ou pièces d’identité.


Quant au nombre des personnes interpellées dans des affaires liées à la drogue, il a atteint 127.049, soit une augmentation de 38% par rapport à l’année précédente, avec la saisie de quantités record de drogues grâce aux opérations conjointes des services de la Sûreté nationale et des services de la Direction générale de la surveillance du territoire, indique le communiqué, précisant que les opérations de lutte contre la drogue et les psychotropes ont permis la saisie de 179,657 tonnes de haschich et ses dérivés, soit une augmentation de près de 127 tonnes par rapport à l’année précédente, de 542,455 kilogrammes de cocaïne, de 7,196 kilogrammes d’héroïne et de 1.407.451 comprimés psychotropes, dont 974.983 comprimés d’ecstasy importés d’Europe.

De plus, l’année qui s’achève a connu l’organisation de huit opérations de livraison contrôlée de drogues en coordination avec la police française, qui ont abouti à l’arrestation de 12 contrebandiers et à la saisie de plus de 8,580 tonnes de chira sur le territoire français.

Par ailleurs, la DGSN affirme dans son communiqué-bilan que les services de police judiciaire ont renvoyé aux parquets compétents 79 personnes soupçonnées d’être impliquées dans des affaires de terrorisme et d’extrémisme, 908 personnes dans des crimes liés à l’usage des nouvelles technologies, 353 personnes dans des affaires d’extorsion sexuelle via Internet qui ont ciblé 407 victimes (dont 137 victimes de nationalité étrangère), 168 personnes dans des affaires de corruption et d’abus de pouvoir, 234 personnes dans des affaires de détournement de fonds et de dilapidation de fonds publics, 96 personnes dans des affaires de contrefaçon de la devise nationale et sa mise en circulation et 59 individus présumés impliqués dans des affaires de fraude et de contrefaçon de cartes de paiement, dont 38 citoyens marocains et 21 de nationalités européennes et d’Afrique subsaharienne.

Sur le plan de la sûreté scolaire, les opérations menées par les équipes mixtes chargées de sécuriser le périmètre des établissements scolaires ont abouti à l’arrestation de 4.957 personnes en lien avec 4.745 affaires répressives, soit une augmentation de près de 40% du nombre des affaires et de 46% du nombre des personnes interpellées par rapport à l’année 2018, a poursuivi le communiqué, notant que cette augmentation significative est attribuée à l’intensification des patrouilles de sécurité en milieu scolaire et au renforcement des campagnes de sensibilisation dans les établissements d’enseignement visant à renforcer l’immunité chez les jeunes contre les diverses manifestations de la délinquance et de la toxicomanie.


Les Brigades de renseignement criminel et d’appui technique aux enquêtes créées par la DGSN au niveau des services décentralisés de la police judiciaire ont contribué à l’appui des enquêtes criminelles au niveau national, la détection des nouvelles méthodes criminelles, la poursuite des personnes recherchées ainsi que l’exploitation des informations criminelles fournies par les technologies de l’information, ajoute la même source.

Selon la DGSN, ces équipes régionales, qui sont actuellement au nombre de 20, ont ainsi traité 27.045 affaires, arrêté 1.528 personnes impliquées dans des actes criminels et assuré 20.638 opérations de soutien et d’assistance technique aux autres équipes et unités de lutte contre le crime, en plus de l’exploitation de 1.920 informations en matière pénale et l’identification de 2.463 individus impliqués dans des affaires en suspens.

Concernant les activités de l’Institut des sciences forensiques de la sûreté nationale, certifié ISO 17.025 et chargé de promouvoir la mission de soutien technique et preuve scientifique aux enquêtes pénales, ses services techniques ont réalisé 240 expertises balistiques sur 110 armes à feu, 95 armes de réplique et 4.554 munitions, en plus de 832 expertises en écritures ayant concerné 4.018 documents (obligations, chèques et pièces d’identité), outre 2.731 billets de banque dont 1.130 en devises, souligne le communiqué.

S’agissant du Laboratoire central d’analyse des traces numériques, il a traité 672 affaires qui ont connu l’usage de téléphones portables et 130 affaires liées à l’informatique, tandis que la filière des portraits-robots a contribué au traitement et au dénouement de 1.152 affaires pénales, ajoute-t-on de même source.


Pour ce qui est des filières et des services scientifiques, ces entités ont reçu 9.821 affaires contre 10.698 l’an dernier, a affirmé la DGSN, notant que les demandes d’analyses d’ADN ont été au nombre de 7.757.

La section chargée des incendies et des explosifs a traité plus de 739 affaires, alors que celle de la toxicologie et des drogues a examiné 1.064 affaires, a-t-on précisé.

Concernant les opérations d’identification visuelle sur la base des traits de visage et des doigts, la DGSN a relevé que la filière d’identification par les empreintes biométriques a traité 20.522 demandes ayant permis l’identification de 9.547 suspects, tandis que la filière de l’identification visuelle a traité 1.151 demandes, contre 985 l’année dernière, ayant permis l’identification de 252 individus sur la base des traits de visage et des photos.

Sur le registre de la coopération sécuritaire internationale, dans son volet opérationnel, les services de la DGSN ont reçu 157 commissions rogatoires provenant d’autorités judiciaires étrangères, dont 41 relatives aux affaires de trafic de drogues, de psychotropes et de blanchiment d’argent.


En outre, le Bureau central national (Interpol Rabat) a émis 66 mandats d’arrêt internationaux émanant des juridictions marocaines à l’encontre de personnes recherchées à l’échelle international, lesquels se sont soldés par l’arrestation de 48 individus qui faisaient l’objet de mandats d’arrêt internationaux. S’y ajoute la diffusion de 6.037 mandats d’arrêt émanant d’autorités judiciaires étrangères.

Le pôle de la coopération policière internationale a également traité dans le volet opérationnel 5.019 dossiers, relatifs essentiellement aux affaires de l’immigration clandestine (15 %), le trafic de drogue (11 %), le terrorisme et l’extrémisme (4%) et les demandes d’identification et d’informations (21 %), indique la DGSN.

S’agissant de la coopération internationale en matière de formation policière, 225 sessions ont été organisées, animées par des cadres et experts du Maroc, de l’Espagne, de la France, de l’Allemagne, de l’Angleterre et des États-Unis d’Amérique, indique la DGSN dans son communiqué-bilan, notant que trois sessions de formation ont été initiées dans le cadre de la coopération policière africaine, au profit de commissaires et d’officiers provenant de l’Ile des Comores, de la Centrafrique et du Congo-Brazzaville.

Sur le volet de la sécurité routière, les services de la DGSN ont poursuivi la généralisation du système informatique de gestion des infractions routières ainsi que la rationalisation des opérations de perception des amendes forfaitaires via divers moyens de paiement, affirme-t-on de même source, rappelant que les éléments de la police de circulation ont été équipés de 140 radars mobiles de dernière génération et de 163 alcootests.


Aussi, 128 barrages de contrôle routier ont été instaurés aux entrées et sorties des villes, poursuit le communiqué qui note que ces mesures ont permis d’enregistrer 2.024.231 infractions, dont 567.714 véhicules ont fait l’objet de procès d’infraction tandis que 1.456.517 se sont acquittés d’amendes forfaitaires.

Cette année, le traitement des affaires des accidents de la circulation a été marqué par l’usage d’applications informatiques pour la gestion et le stockage des documents de contrôle routier et par la numérisation des PV des affaires liées aux accidents de la route dans la ville de Rabat, une expérience en phase d’expérimentation en perspective de sa généralisation.

De même, les services de la DGSN, poursuit le communiqué, ont constaté 70.915 accidents de la circulation, contre 66.185 en 2018, soit une hausse de 7,15%, ayant donné lieu à 887 décès, 3.724 blessés graves et 91.869 blessés légers, ce qui équivaut à une baisse de 7,89% en termes de nombre des personnes décédées par rapport à l’année dernière.

Le nombre de blessés graves s’est plus ou moins stabilisé à hauteur de -0,29 %, tandis que le nombre de blessés légers a augmenté de 9,58 %, a-t-on assuré de même source.