Les autorités algériennes mises en garde contre la répression des manifestations

L’ancien Premier ministre algérien et actuel président du parti “Talaie El Hourriyet”, Ali Benflis, a mis en garde, samedi, les autorités algériennes contre la répression des manifestations anti-5ème mandant du président sortant, Abdelaziz Bouteflika.

Dans un communiqué rendu public, le parti a salué “les marches de protestation contre le régime politique en place, plus particulièrement contre le 5e mandat”, et s’est félicité du caractère “pacifique de cette protestation et du haut degré de civisme et de maturité des manifestants.

“Le 22 février, le peuple algérien a exprimé le rejet absolu du 5e mandat, de la gestion du pays par les forces extra constitutionnelles et de la corruption généralisée qui a infesté tous les rouages de l’Etat”, a affirmé le parti.

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“Talaie El Hourriyet” a ajouté que “les marches qui ont eu lieu à Alger ont administré aux autorités une preuve tangible que l’on peut manifester dans la capitale sans risque pour l’ordre public, en respectant les biens et équipements privés et publics et les infrastructures, et sans qu’une tendance politique particulière puisse récupérer et orienter les mouvements de protestation”.


Malgré cela, le parti exprime ses “inquiétudes” face aux “menaces de recours à la force pour réprimer les manifestations, proférées par des responsables politiques”, mettant en garde les autorités publiques “contre toute provocation et les dérapages que la répression des manifestations peut entraîner”.

nfin, “Talaie El Hourriyet” affirme “soutenir , sans réserve, le droit constitutionnel des citoyens à manifester publiquement et pacifiquement leur opposition à une décision irresponsable qu’ils ont ressentie comme une humiliation et une provocation et contre un régime qui se prépare à détourner, une fois de plus, la volonté populaire, pour sa survie”.