Les changements climatiques, “une menace” pour les droits de l’homme

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Les changements climatiques constituent “une menace mondiale croissante pour les droits de l’homme”, a souligné à Genève, la Haute Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet.

” Le monde n’a jamais vu une menace contre les droits de l’homme de cette envergure”, a affirmé Mme Bachelet lors de la 42e session du Conseil des droits de l’homme, appelant les Etats à agir face à la menace que représente le changement climatique.

La Haute Commissaire s’est également dit préoccupée par la vulnérabilité des Caraïbes et des Etats insulaires face aux phénomènes climatiques extrêmes. « L’ouragan dévastateur qui a frappé les Bahamas s’est accéléré avec une vitesse sans précédent sur un océan réchauffé par le changement climatique, devenant ainsi l’une des plus violentes tempêtes de l’océan atlantique », a expliqué Mme Bachelet.

« Les petits Etats insulaires sont parmi ceux qui subissent les effets les plus catastrophiques du changement climatique, bien qu’ils contribuent très peu à alimenter le problème », a-t-elle déclaré devant les Etats membres. Selon elle, la réalité est que les États insulaires ne peuvent agir seuls pour résoudre un problème dont les causes ne sont pas généralement de leur fait.

Ailleurs dans le monde, le changement climatique sape les droits, le développement et la paix. A cet égard, Mme Bachelet, citant les propos du Secrétaire général de l’ONU, a rappelé qu’au cours des six dernières décennies, 40% des guerres civiles étaient liées à la dégradation de l’environnement.


La cheffe des droits de l’homme de l’ONU s’est appesantie sur le cas du Sahel, « l’une des régions les plus vulnérables au changement climatique, avec une augmentation de la température devant être 1,5 fois supérieure à la moyenne mondiale ».

D’ores et déjà, la désertification a un impact considérable sur la jouissance des droits socio-économiques, culturels, civils et politiques des populations de cette zone, a-t-elle fait remarquer.

« La dégradation des terres arables dans la région du Sahel intensifie la concurrence pour des ressources déjà rares, ce qui entraîne de fréquents affrontements entre éleveurs et agriculteurs et exacerbe les tensions ethniques », a prévenu Mme Bachelet.