Les Comités africains refusent la démission de Cheikh Ahmed Al Sabbah de l’ACNO

Les Comités africains refusent la démission de Cheikh Ahmed Al Sabbah de l’ACNO

Les Comités africains de l'Association des comités nationaux olympiques (ACNO) refusent la démission de Cheikh Ahmed Al Sabbah de l’Association, a souligné, mercredi à Tokyo, Kamal Lahlou, Premier Vice-Président du Comité National Olympique Marocain (CNOM).

"Nous refusons la décision prise par Cheikh Ahmed Al Sabbah de suspendre ses activités parce que cela constituerait une violation de principe du code éthique du CIO et ses dispositions d’application", a souligné Lahlou à l'ouverture du XXIIIe Assemblée Générale de l’ACNO, ajoutant que cela constituerait également une "violation de la présomption d’innocence".

Cheikh Ahmed, qui avait déjà suspendu temporairement son activité au sein du Comité international olympique (CIO) à la suite de son inculpation en Suisse dans une affaire de falsification de preuves, a démissionné mercredi de la présidence de l’ACNO.

"Nous, Comités Africains, nous le soutenons, eu égard au travail effectué sous sa houlette, à sa sollicitude pour les CNO les moins dotés en moyens financiers et en respect de l’universalité de l’Olympisme", a indiqué Lahlou.

Rappelant que l’ACNO est totalement indépendante du CIO et que le respect de cette indépendance est la clé de voûte pour assurer l’homogénéité du mouvement olympique, il a expliqué que "cette affaire, celle d’un présumé faux arbitrage date de 2014 et est close depuis cette date, on la ressort au moment où Cheikh Ahmed Al Sabbah doit se présenter devant nous, pour un nouveau mandat, c’est pour le moins suspect".

Et d’ajouter que cette affaire, de nature familiale, "n’a aucune relation avec le sport et ne met en rien en jeu la sincérité de l’engagement olympique de notre président".

Le responsable a, par ailleurs, attiré l’attention sur l’intervention de la politique dans les affaires sportives, le considérant comme un "danger attentatoire à l’esprit de l’olympisme tel que nous le définissons".

Le sport, qui a acquis une aura, une médiatisation qui dépasse toute autre activité humaine, est devenu une cible pour les politiques, en particulier les Etats qui veulent l’utiliser dans le cadre des relations internationales, a relevé Lahlou.

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Le sport dépasse tous les clivages et représente un hymne à la fraternité, a souligné Lahlou, faisant savoir que le seul moyen pour le sport, pour l’olympisme, d’être au service des idéaux de paix, de concorde, de développement est de sauvegarder son autonomie par rapport à la sphère politique.

« Le sport, quel que soit le niveau, est par essence une activité de partage, de tolérance », a-t-il conclu.

Après l’intervention de Lahlou, les représentants des comités arabes, asiatiques et sud-américains se sont succédés à la tribune pour apporter leur soutien à la proposition des comités africains.

Apres un blocage des travaux de l’assemblée de plus d’une heure, les travaux ont repris. Cheikh Ahmad a exprimé ses remerciements à tous ceux qui l’ont soutenu, mais a demandé une nouvelle fois aux délégués d’accepter sa proposition de suspendre temporairement ses activités.

Durant deux jours, l’Assemblée générale de l’ACNO réunit plus de mille délégués de deux-cents-six CNO, ainsi que des représentants des fédérations internationales, du CIO et des comités organisateurs des futurs JO.

Sont à l’ordre du jour les élections à la présidence de l’association et la ratification du conseil exécutif, ainsi que des présentations par les villes candidates aux JO d’hiver 2026 qui dévoileront pour la première fois leurs propositions aux CNO.

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