Les crèches de Rabat fermées ce matin : que se passe-t-il ?

Photo : Le360

Après la fermeture des écoles à Casablanca et à Marrakech, plusieurs crèches de Rabat ont été contraintes de fermer leurs portes ce mercredi matin. Alors que la rentrée devait avoir lieu ce lundi 7 septembre, les décisions de fermeture se succèdent et les parents d’élèves sont dans l’incompréhension totale.

Contactées par la rédaction, certaines crèches de Rabat auraient reçu l’instruction du Caïd et du Moqadem hier soir de ne pas accueillir d’enfants en raison de la situation épidémiologique, et ce, jusqu’à ce qu’une commission se rende sur place pour évaluer le respect des normes sanitaires et communique éventuellement une potentielle date d’ouverture. Une directive pourtant en contradiction avec le communiqué officiel du ministère de la Jeunesse et des Sports (organe de tutelle) qui autorisait ces établissements préscolaires à ouvrir à partir du 8 septembre. Tout laisse donc à croire à un quiproquo entre le département de Othman El Ferdaous et de celui de Abdelouafi Laftit pour qui la décision de rentrée scolaire ne concernerait pas les crèches, mais uniquement les écoles. Pour cette raison, les crèches n’auraient jamais dû ouvrir.

Entretemps, les directions des crèches ne savent plus à quel saint se vouer. « Il n’y a pas eu d’information officielle sur la fermeture. Les autorités locales ont donc commencé par la fermeture de celles de la circonscription de Hay Ryad, mais au fur et à mesure les autres crèches devraient être informées », nous confie Salima Ouchettou, directrice d’ABC Academy.

Face à ce flou, la directrice a publié un post sur Facebook adressé à Othman El Ferdaous. Elle nous confie par ailleurs : « Ce que nous voulons c’est que la commission passe pour nous informer rapidement, qu’on ait de la visibilité, vis-à-vis des parents on ne sait pas quoi dire, on demande ne serait-ce qu’un un papier officiel ».

Les parents d’élèves ont été aussitôt informés par mail et par téléphone par les crèches, de la fermeture, mais demeurent désespérés de la situation. « Ils comprennent notre décision, mais nous demandent si on ne peut pas prendre leurs enfants pour quelques jours, mais les autorités ont été claires. Si nous ouvrons, nous perdons notre autorisation ».