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Les Instituts de magistrature du Maroc et du Burkina Faso scellent leur coopération

Les Instituts de magistrature du Maroc et du Burkina Faso scellent leur coopération

Une convention-cadre de coopération entre l’Institut supérieur de la magistrature (ISM) du Maroc et l’École nationale de l’administration et de la magistrature (ENAM) du Burkina Faso a été signée, mardi, à Ouagadougou.

Cet accord de coopération entre les deux Instituts a été paraphé par le ministre de la Justice, Mohamed Aujjar, et le ministre burkinabè de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Séni Mahamadou Ouédraogo.

A l’issue de la cérémonie de signature, qui s’est déroulée en présence, notamment du ministre burkinabè de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux, Bessolé René Bagoro, du secrétaire général de l’ENAM, Claude Koanda, et de l’ambassadeur du Maroc à Ouagadougou, Farhat Bouazza, le ministre burkinabè de la Fonction publique s’est félicité de la conclusion de cette convention qui devra, sans nul doute, a-t-il affirmé, conférer une plus-value substantielle et l’élan d’une coopération fructueuse et prometteuse entre les deux Institutions.

Il a, en outre, fait savoir que cet accord permettra également de dispenser une formation de qualité au profit des magistrats et greffiers burkinabè, eu égard l’expérience cumulée au fil du temps par l’ISM et la réputation dont jouit cet Institut qu’il a qualifié de "prestigieux".

"L’expérience du Maroc en matière judiciaire est importante et nous aspirons en tirer profit à travers un partage porteur et concluant", a souligné Mamadou Ouédraogo, citant, dans ce sens, la coopération déjà établie entre l’ENAM et la Cour des comptes du Maroc.

"Nous exprimons notre gratitude à nos frères Marocains et nous nous félicitons de l’excellence des relations de coopération entre nos deux pays et des liens d’amitié et de fraternité qui lient le président burkinabè, SE Roch Marc Christian Kaboré, et SM le Roi Mohammed VI", a-t-il ajouté.

A cet égard, il a fait remarquer que les perspectives de coopération entre l’ISM et l’ENAM sont prometteuses, plaidant pour la mise en œuvre de cette convention-cadre de coopération dans les plus brefs délais.

De son côté, Aujjar a indiqué qu’il s’agit bel et bien d’une opportunité inestimable, qualifiant d'"intenses", d'"excellentes" et d’"historiques" les relations entre le Maroc et le Burkina Faso qui sont désormais au plus haut niveau, sous la conduite clairvoyante de SM le Roi Mohammed VI et du chef de l’État burkinabè, SE Roch Marc Christian Kaboré.

→ Lire aussi : Rabat et Ouagadougou renforcent leur coopération judiciaire

D’autre part, le ministre de la Justice s’est félicité du processus démocratique au Burkina Faso, le qualifiant de "modèle" à l'échelle de la sous-région.

Par ailleurs, Aujjar a appelé à investir massivement dans les ressources humaines et à asseoir un partenariat entre l’ISM du Maroc et l’ENAM du Burkina Faso à travers l’échange d’expériences, relevant, d’autre part, la nécessité pour la justice d’accompagner et d’être au diapason des changements que connaissent les deux pays.

"L’ISM et l’ENAM sont deux Institutions prestigieuses", a-t-il noté, précisant que la convention-cadre de coopération, qui les lie actuellement et devant être mise en œuvre dans les meilleurs délais, leur permettra de travailler ensemble dans un esprit de collaboration.

"Nous mettons notre système judiciaire et notre expérience et expertise à la disposition du Burkina Faso", a-t-il affirmé, estimant que la signature de cette convention-cadre est le prélude d’une coopération exemplaire.

"Nous avons trouvé en le Burkina Faso un partenaire crédible avec lequel nous souhaitons et aspirons consolider nos relations de coopération, a-t-il signalé.

Aujjar a entamé, lundi, une visite de travail de trois jours au Burkina Faso au cours de laquelle il a signé avec le ministre burkinabè de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux, Bessolé René Bagoro, trois conventions portant sur la coopération judiciaire en matière civile, commerciale et administrative, ainsi que sur l’entraide judiciaire en matière pénale et l’extradition en vertu de laquelle les deux pays échangeront les personnes ayant commis des actes répréhensibles dans chacun des deux pays.

Il a été également reçu par le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba avec lequel il a eu des entretiens portant sur la coopération entre Rabat et Ouagadougou.

Aujjar est accompagné d’une délégation comprenant, l’Inspecteur général du ministère, Mohamed Nassar, le conseil du ministre, Mohamed Drina, le directeur des Affaires civiles au ministère, El Hassan El Guassem, et le directeur des études, de la recherche et de la coopération, Abdelhanine Touzani.

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