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Les Mauritaniens samedi aux urnes pour les élections législatives, régionales et locales

Les Mauritaniens samedi aux urnes pour les élections législatives, régionales et locales

Plus de 1,4 million de Mauritaniens sont attendus samedi aux urnes pour des élections législatives, régionales et locales avec la participation de 98 partis politiques.

Un total de 1.376 listes pour les municipales, 158 pour les régionales et plusieurs centaines pour les législatives se présentent aux scrutins du 1er septembre, selon le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Mohamed Vall Ould Bellal.

Dans des déclarations à la presse, il a souligné que la commission, qui comprend 11 membres, dont cinq de l'opposition, est prête à organiser ce scrutin, précisant que tout le matériel électoral a été envoyé aux capitales des wilayas, pour être distribué dans les différentes circonscriptions.

Il a ajouté que malgré les difficultés et les contraintes de temps et la complexité du processus électoral en termes d'urnes, de participants et d'impression des cartes d’électeurs, toutes les capitales régionales disposent aujourd’hui d’un matériel électoral comprenant les urnes, les cartes d'électeur, l'encre indélébile et l’isoloir.

Le président de la CENI a démenti les rumeurs qui circulaient récemment concernant les procès-verbaux et les bulletins de vote, soulignant qu’ils sont corrects et qu’il n’y a pas d’erreur ni dans les noms des candidats ni dans leurs slogans.

Il a renouvelé l'appel aux participants aux campagnes électorales à respecter les règles du jeu et à s'en tenir à l'esprit de fraternité et à l’honnête compétition, loin de tout extrémisme afin de mener à bien cette opération.

Vall Ould Bellal a souligné que la CENI se trouve à la même distance des différentes parties et veille à ce qu’elles soient représentées dans tous les bureaux de vote, exhortant les présidents des bureaux à coopérer pleinement avec les représentants des partis pour assurer le succès du processus électoral en toute transparence, intégrité et impartialité.

De son côté, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, a affirmé qu’il ne restera pas les mains croisées face aux prochaines élections parlementaires et qu’il usera de tous les moyens légaux pour constituer une majorité confortable au parlement et qu’il ne sera pas à égale distance de tous les partis politiques actuels.

"Je ne suis au courant d’aucun article de la Constitution qui empêche le Président de la République de mener une campagne pour se doter d’une majorité confortable au parlement", a-t-il déclaré en réponse à une question sur sa forte implication dans l’actuelle campagne électorale.

Il a ajouté que "tout cela est de la théorie. Il n’y a pas un Président qui ne cherche pas une majorité qui lui permet de faire passer ses programmes et projets".

"Je ne peux pas être à égale distance de tous les partis politiques, cela n’est pas logique. Il est inéquitable et inacceptable que je le fasse", a-t-il expliqué.

Dans ce même contexte, il a nié sa volonté d'exercer des réformes constitutionnelles conduisant à la mise en place d’un régime parlementaire dans le pays, soulignant toutefois qu'il n'a pas d’objections contre des réformes constitutionnelles "si nous disposons d'une majorité confortable à l’assemblée nationale ou par un référendum populaire".

"Cela ne veut pas dire que j’exercerai un troisième mandat. Nos regards maintenant portent sur les élections parlementaires", a-t-il enchaîné.

Réagissant à ces déclarations, l'opposition a accusé les autorités mauritaniennes de "vouloir recourir à la fraude" lors de ces élections législatives, locales et régionales.

Pour le président de "Tewassoul", Mohamed Mahmoud Ould Sidi, "il existe des indicateurs évidents à propos de la volonté du pouvoir de dénaturer les résultats des élections, en refusant des observateurs internationaux, en intégrant le vote des militaires avec celui des civils et en associant le forum dans les instances supervisant l’élection, les médias et le conseil constitutionnel".

L'opposition a également accusé le pouvoir d’avoir interdit un meeting de la coalition "Liste de l’Alternance démocratique" qui regroupe 6 partis en bataille pour le Conseil régional de Nouakchott, qui représente plus d'un tiers de la population du pays.

Elle fait savoir que la liste du conseil régional de Nouakchott du Front national pour la démocratie et l’unité (FNDU/opposition) sous la bannière l’alternance démocratique a enfin annulé son meeting populaire qui devait avoir lieu, dans l’après-midi de mardi sur la partie de l’ancien aéroport international de Nouakchott.

C’est après avoir érigé une gigantesque tribune sur laquelle des moquettes et des chaises étaient posées que les forces de la garde nationale sont venues tout dégager sur instruction de l’autorité locale, déplore-t-elle.

Cité par les médias locaux, le candidat de la liste du conseil régional de la coalition de l’alternance démocratique, Mohamed Jemil Mançour, a souligné que la commission d’organisation avait adressé une demande d’autorisation pour organiser le meeting populaire sur la place en question aux autorités qui ont donné leur accord favorable.

"Et c’est ce jour et ce moment, qu’on nous signifie que l’espace appartient à un homme d’affaires et il faut son aval", regrette-t-il.

Selon l'opposition, ce refus des autorités est intervenu après une plainte déposée par la société Ennejah appartenant à l’homme d’affaires mauritanien Mouhyi Dine Ould Ahmedou Salek, propriétaire de cet espace en vertu d’un accord conclu avec l’Etat.

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