Les temps sont difficiles pour l’industrie automobile algérienne

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Le secteur industriel algérien a connu des jours meilleurs. Après la persistance des rumeurs concernant la fermeture de l’usine de Renault à Oran en Algérie, l’information a été confirmée aujourd’hui sur les réseaux par la représentation des ouvriers algériens de l’industrie automobile.

Selon leur publication, l’usine a procédé au licenciement de 426 ouvriers dans une première étape avant de procéder à un plan social complet concernant le reste des 1.200 ouvriers de la fabrique. Cette action en deux temps s’explique selon les ouvriers, par le besoin de monter ce qui reste des kits CKD reçus dernièrement par l’usine.

Dès mai 2020, le ministre français de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a dit redouter une disparition pure et simple de Renault. La filiale algérienne du constructeur français avait même entamé, en février 2020, une procédure de remboursement de ses clients, à défaut d’honorer ses commandes. Une décision dictée par la situation critique du secteur de l’automobile en Algérie.

À noter que Renault Algérie n’est pas la seule entreprise concernée. En février 2020, la direction de Sovac Algérie, usine qui assurait l’assemblage de plusieurs modèles de véhicules notamment des Volkswagen, des Seat, des Skoda ainsi que les Audi A3 et Q2, a décidé de mettre en congé illimité tous les travailleurs étrangers de l’usine Sovac de la wilaya de Relizane. De son côté, l’usine Tahkout Manufacturing Company (TMC), qui assemble les modèles Hyundai en Algérie, a également mis en place un plan social pour réduire ses effectifs en avril 2020. Sans oublier, rappellent les ouvriers, l’usine Gloviz, filiale du groupe Global Group dédiée à l’assemblage de véhicules Kia et Hyundai à la wilaya de Batna, qui a fermé ses portes le 17 mai 2020 entrainant la mise à la rue de près de 2.000 ouvriers algériens.