Les terroristes exploitent les perturbations causées par le Covid-19 pour recruter de nouveaux adeptes

l'ONU

Les organisations terroristes exploitent les perturbations importantes causées par la pandémie du Covid-19 pour radicaliser et recruter de nouveaux adeptes, a indiqué jeudi l’ONU.

“Nous savons que les terroristes exploitent les perturbations importantes et les difficultés économiques causées par le Covid-19 pour répandre la peur, la haine et la division, radicaliser et recruter de nouveaux adeptes”, a déclaré Vladimir Voronkov, le chef du Bureau du contre-terrorisme des Nations Unies (OCT), lors d’un débat au Conseil de sécurité sur les “liens entre la criminalité organisée et le terrorisme”.

Selon l’ONU, l’augmentation de l’utilisation d’Internet et de la cybercriminalité pendant la pandémie a aggravé encore le problème et les organisations terroristes et criminelles ont modifié leur mode opératoire au regard des restrictions imposées sur les voyages et des mesures de confinement.

“Des réponses complètes et coopératives sont plus que jamais nécessaires”, a déclaré, de son côté, la Directrice exécutive de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Ghada Waly.

Selon elle, l’ONUDC a fait du renforcement des capacités des Etats membres face aux menaces que représentent les organisations terroristes et criminelles une priorité.


Les Nations-Unies soulignent l’importance de cibler spécifiquement les liens entre terrorisme et crime organisé, notamment le trafic de drogue, l’exploitation illicite de ressources naturelles, d’armes légères et de la faune en vue de financer le terrorisme.

Les deux responsables onusiens ont insisté sur le fait que davantage d’appui est nécessaire pour éradiquer toutes les formes de traites de personnes, notamment lorsqu’elles sont commises par des groupes terroristes.

L’ONU souligne également que les Etats doivent adopter des mesures de lutte contre le terrorisme et le crime organisé qui respectent les cadres juridiques internationaux en vigueur, surtout en matière de droit humanitaire, de droits de l’homme et de droits des réfugiés.