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L’exportation de la crise Maroc-Espagne n’entamera pas la détermination du Royaume à défendre son partenariat avec l’UE

La tentative d’exporter la crise purement bilatérale entre le Maroc et l’Espagne vers le Parlement Européen constitue une « manœuvre » qui n’entamera pas la détermination du Royaume à défendre ses positions et son partenariat avec l’Union Européene (UE), ont déclaré, mardi, les représentants des groupes et du groupement parlementaires à la Chambre des représentants.

S’exprimant à l’ouverture d’une séance plénière dédiée à l’examen et au vote d’une série de textes législatifs, ces parlementaires ont souligné l’importance du partenariat stratégique unissant le Maroc et l’UE.

Dans ce sens, le Groupe Justice et Développement a indiqué que l’Espagne a tenté et tente de faire dévier le différend de son caractère bilatéral naturel qui peut survenir dans les relations internationales et être résolu dans le cadre du dialogue bilatéral, vers une tentative visant à inciter l’Union et le parlement européens à attenter au Maroc.

Le Royaume demeure clair dans ses rapports avec ces deux institutions, souligne le groupe, notant que le Maroc est attaché au respect de toutes les dispositions des conventions conclues avec ces deux parties, à même de faire du Royaume un partenaire jouissant d’un statut avancé et un acteur incontournable pour renforcer les relations entre les continents africain et européen.

Cette tentative ne doit pas induire en erreur les parlementaires européens, car elle va saper une relation solide destinée à se développer de manière positive et à ouvrir de nouvelles perspectives, a-t-il ajouté.

De son côté, le Groupe Authenticité et Modernité a précisé que l’Espagne a voulu transformer le différend bilatéral en un conflit avec l’UE, qualifiant d' »illogique » cette attitude, car le Maroc entretient des relations stratégiques avec l’Union qui lui a octroyé un statut avancé, sans oublier les liens commerciaux et économiques unissant les deux parties.

→ Lire aussi : Le Maroc a toujours fait preuve de solidarité envers l’Espagne

« Nous ne voulons pas aller vers la dérive » a-t-il averti, mettant l’accent sur l’impératif de résoudre cette question sur le plan bilatéral entre le Maroc et l’Espagne.

Quant au Groupe du Rassemblement constitutionnel, il a précisé que l’Espagne veut « européaniser » son différend avec le Maroc, alors que le problème du Royaume est avec le gouvernement espagnol qui a commis des actes contre son voisin du sud et son partenaire dans plusieurs dossiers, notamment de la migration.

« Le Maroc joue un rôle majeur dans la question migratoire« , a estimé le groupe parlementaire, relevant que le Royaume bénéficie du statut de partenaire stratégique avec l’Europe, d’où la nécessité de ne pas exporter ce différend bilatéral avec l’Espagne au sujet de la crise migratoire vers l’UE et le Parlement européen (PE).

Lui emboîtant le pas, le groupe istiqlalien de l’unité et de l’égalitarisme a souligné que l’essence du différend avec le gouvernement espagnol réside dans l’offense faite aux Marocains, notant que cette crise n’a aucun lien avec l’UE et le PE.

La tentative d’exporter cette crise va échouer car le Maroc jouit d’un statut avancé avec l’UE qui considère le Royaume comme un modèle en matière de démocratie, de stabilité et de développement dans son environnement régional, a-t-il fait observer.

L’instrumentalisation de la question des mineurs se veut « une manœuvre espagnole » qui n’entamera pas la détermination du Maroc à renforcer davantage la coopération avec l’UE et le PE et à clarifier la nature de la crise politique qui doit être résolue dans le cadre bilatéral entre le Maroc et l’Espagne, a-t-il souligné.

Dans la même veine, le groupe Haraki a exprimé son grand étonnement et sa profonde déception suite aux informations circulant au sein du Parlement européen à propos de l’inscription d’un projet de résolution sur une soi-disant utilisation des mineurs par les autorités marocaines.

« Il s’agit d’une manœuvre destinée à exporter une crise bilatérale entre le Maroc et le gouvernement espagnol« , a-t-il déploré. « Aujourd’hui, nous affirmons aux Etats et aux députés européens et aux sages que notre crise est purement bilatérale avec l’Espagne. Nous entretenons avec l’UE un partenariat stratégique que nous voulons poursuivre, renforcer et consolider« , a-t-il dit.

Pour sa part, le groupe socialiste a expliqué que la crise actuelle avec le voisin ibérique a été provoquée par le comportement hostile et inacceptable de l’Espagne qui a accueilli, en catimini et sous une fausse identité, un criminel de guerre, exprimant son rejet de la tentative d’instrumentaliser la question migratoire afin d’impliquer le PE et l’UE dans une crise politique purement bilatérale entre le Maroc et l’Espagne.

« La tentative d’impliquer l’UE dans cette crise à travers l’adoption d’une résolution sur une soi-disant utilisation des mineurs par les autorités marocaines exige une réaction ferme car nous croyons en la solidité des relations avec l’Union et nous sommes convaincus que la voix de la raison l’emportera pour davantage de coopération et de partenariat entre le Maroc et l’Europe« , a-t-il estimé.

Quant au groupement du progrès et du socialisme, il a indiqué que l’inscription dudit projet de résolution au Parlement européen est une tentative menée par le voisin espagnol afin d’exporter sa crise politique avec le Maroc vers le PE, notant que le Royaume n’a aucun problème avec le PE ou l’UE, mais ils sont liés par des relations très distinguées et des partenariats très avancés.

A ce propos, le groupement a relevé que le Maroc jouit du statut de partenaire pour la démocratie auprès du Conseil de l’Europe, précisant que le Royaume a bénéficié de ce statut car il a réalisé de grandes avancées sur la voie du renforcement du processus démocratique dans ses dimensions économique, sociale, culturelle et des droits de l’Homme.

Il a également fait part de sa conviction que les députés européens sauront faire prévaloir la voix de la sagesse et le dialogue, garder à l’esprit les années d’action commune sur des dossiers communs et épineux et prospecter l’avenir pour le renforcement de la coopération.

( Avec MAP )

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