Liban: l’Unesco promet une “aide considérable” pour l’éducation et la culture

L'Unesco

L’Unesco va organiser deux conférences internationales en vue d’assurer un financement “considérable” dédié aux écoles et au patrimoine culturel de Beyrouth dévastés par une gigantesque explosion, a annoncé jeudi sa directrice générale, Audrey Azoulay, depuis la capitale libanaise.

“La première, dans l’immédiat, sera une réunion de la Coalition mondiale pour l’éducation consacrée au Liban”, a indiqué à l’AFP Mme Azoulay, lors d’une tournée dans les quartiers sinistrés de la capitale libanaise, notamment une école lourdement endommagée par l’explosion du 4 août.

“C’est un ensemble de partenaires que nous avons réunis à l’occasion de la pandémie du Covid-19 pour aider à l’enseignement à distance (…) Il faut absolument que le pays soit plus préparé à cette question”, a ajouté la Française.

Selon l’organisation des Nations Unies pour la culture et l’éducation (Unesco), environ 160 écoles ont été détruites ou endommagées par l’explosion, qui a fait plus de 180 morts et dévasté des quartiers entiers de Beyrouth.

La directrice de l’Unesco a indiqué qu’au moins 85.000 enfants avaient été directement touchés par les destructions.


A seulement quelques jours de la rentrée scolaire, l’explosion a porté un nouveau coup dur au système éducatif libanais, frappé de plein fouet cette année par une crise économique inédite, amplifiée par la pandémie de nouveau coronavirus.

Selon une évaluation préliminaire, la reconstruction des écoles endommagées nécessitera une enveloppe de 22 millions de dollars (18,5 millions d’euros), a indiqué Mme Azoulay.

Une deuxième conférence sera également organisée, probablement fin septembre, pour collecter des fonds au profit du patrimoine architectural de Beyrouth et du monde culturel.

L’objectif est “de mobiliser des financements internationaux pour la culture, qui souvent dans les opérations de reconstruction ne viennent qu’après”.


“Or il faut que cela arrive maintenant, il y a énormément (…) de bâtiments historiques détruits ou endommagés”, nécessitant la mobilisation de “moyens considérables”, a plaidé la directrice de l’Unesco.

Avec AFP