L’IMIS s’intéresse à la relance du tourisme médical au Maroc

tourisme médical

L’Institut Marocain d’Intelligence Stratégique (IMIS) a élaboré un Policy Paper, baptisé « Relance du tourisme médical au Maroc : une industrie négligée bien que profitable à saisir », réalisé par Camélia Dinia et Jihad Jorio, deux consultantes en stratégie et influences internationales.

Ce jeudi 12 novembre, l’IMIS a publié une analyse qui met en lumière les perspectives d’évolution de ce secteur à cheval entre deux industries mises à rude épreuve par la pandémie du coronavirus et dont les conséquences ont été relativement positives pour l’un (le secteur médical), et dramatiques pour l’autre (le tourisme), indique l’institut dans un communiqué. L’étude réalisée présente les différents bénéfices pour le Maroc de se positionner sur ce marché en plein essor qui devrait atteindre 207,9 milliards de dollars d’ici 2027. « Renforcé par le vieillissement de la population mondiale, le tourisme médical représente une opportunité concrète pour le royaume de générer des revenus directs et contribuer au développement global de l’économie nationale », précise la même source.

Ce document d’orientation a présenté plusieurs recommandations orientées vers le renforcement de la position du Maroc sur le marché du tourisme médical. L’objectif étant de faire du Royaume, à travers le marché africain, une destination santé incontournable. Parmi les propositions figurant dans cette analyse, celles de l’élaboration d’une stratégie de marque, basée sur la réputation du royaume en matière de santé, de sa localisation stratégique ainsi que la stabilité politique et la disponibilité d’infrastructures hôtelières, et le développement du réseau de transport aérien de qualité, revêtent d’une grande importance pour promouvoir l’image du Maroc à l’international. Par ailleurs, ce document a introduit également une stratégie de promotion du Maroc en tant qui marque nationale, impliquant la création d’un bureau dédié au tourisme médical, l’élaboration d’un cadre réglementaire, ainsi que la revalorisation du numérique et ce pour améliorer la compétitivité du pays.