L’ONU alerte sur le risque de famine en Ukraine

Les Nations Unies ont mis en garde, lundi, contre le risque de famine en Ukraine, théâtre d’un conflit armé avec la Russie qui dure depuis plus d’un mois.

« Sur les 3,2 millions d’enfants qui, selon les estimations, sont restés chez eux, près de la moitié risquent de ne pas avoir assez à manger« , a lancé le directeur des programmes d’urgence de l’Unicef, Manuel Fontaine lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la situation en Ukraine, tenue à la demande des Etats Unis et l’Albanie.

Il a relevé que la situation « est pire dans des villes comme Marioupol et Kherson, où les enfants et leurs familles ont maintenant passé des semaines sans eau courante et sans services d’assainissement, sans approvisionnement régulier en nourriture et sans soins médicaux« .

Des centaines d’écoles et d’établissements d’enseignement (…) servent d’abris aux civils. Les fermetures d’écoles à l’échelle nationale ont un impact sur l’apprentissage – et l’avenir – de 5,7 millions d’enfants d’âge scolaire et de 1,5 million d’étudiants dans l’enseignement supérieur« , a déploré le responsable onusien.

Il a également indiqué qu’en six semaines de conflit seulement, près des deux tiers de tous les enfants ukrainiens ont été déplacés, ajoutant que l’agence onusienne continue de faire face à des conditions “extrêmement difficiles” pour mener ses opérations.

→ Lire aussi : Guerre en Ukraine : les sanctions occidentales poussent les entreprises russes à privilégier le yuan

Par ailleurs, M. Fontaine s’est dit “particulièrement préoccupé” par la présence généralisée de restes explosifs qui “exposent les enfants à des risques de mort et de blessures horribles”.

S’agissant des conditions des femmes en Ukraine, la directrice exécutive d’ONU Femmes, Sima Bahous a indiqué, dans son intervention devant le Conseil de sécurité, que l’agence onusienne travaille avec des partenaires pour s’assurer que “la nature sexospécifique de cette crise est abordée avec une réponse sensible au genre”.

Il s’agit notamment de fournir des services axés sur la protection et de répondre aux besoins accrus en matière de traumatismes et de soutien psychosocial”, a-t-elle précisé, mettant en garde contre l’impact de ces traumatismes sur toute une génération.

Plus tôt dans la journée, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a annoncé le lancement d’un nouveau programme de soutien visant à répondre aux besoins de millions de personnes en Ukraine au cours des deux prochaines années.

Le plan onusien vise notamment à soutenir la réponse à la crise menée par le gouvernement et la prestation de services publics et à exploiter le capital humain, les capacités économiques et les ressources naturelles de l’Ukraine pour répondre aux besoins humanitaires immédiats et renforcer la résilience et le redressement social et économique.

Il tend aussi à renforcer les institutions et la société civile pour maintenir le tissu social, faire respecter les droits de l’homme et assurer l’inclusion, la protection et l’autonomisation de toutes les personnes.

(Avec MAP)

Laisser un commentaire

Bouton retour en haut de la page