Maroc-Hongrie: Signature à Rabat d’un mémorandum d’entente sur la recherche scientifique dans le secteur forestier

 Le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) et l’ambassade de la Hongrie au Maroc, ont signé, vendredi à Rabat, un mémorandum d’entente portant sur la recherche scientifique dans le secteur forestier.

Signée par le Haut-Commissaire aux eaux et forêts, Abdeladim Lhafi, et l’Ambassadeur de la Hongrie à Rabat, Miklos Eric Tromler, cette convention s’assigne pour objectif de renforcer la résilience des écosystèmes forestiers et réduire leur vulnérabilité face aux changements climatiques.

Il s’agit d’un accord de partenariat qui définit le plan d’action de mise en œuvre des axes d’échange scientifique et technique contenu au niveau de la convention cadre qui fut signée entre les deux parties en avril dernier.

Cette initiative, qui s’aligne avec la stratégie du HCEFLCD en matière d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques, puise également ses fondements de la proclamation de Marrakech pour l’action en faveur du climat et du développement durable adoptée lors de la COP 22, notamment en ce qui concerne la promotion de la recherche scientifique et le réseautage inter-institutions en liaison avec l’amélioration des capacités d’adaptation.

Ce mémorandum d’entente vise, également, à asseoir une plateforme de recherche appliquée, permettant de conduire des essaies et des tests scientifiques se rapportant à la modernisation des techniques de restauration des écosystèmes forestiers autochtones, notamment via l’utilisation de la technologie innovante de l’économie d’eau.

Dans une déclaration à la MAP, M. Lhafi a souligné que le Maroc et la Hongrie œuvrent conjointement depuis plus d’une année à la préservation et la conservation des écosystèmes, face aux défis du changement climatique.

Cet accord, qui repose sur l’utilisation de la technologie innovante de l’économie d’eau, permet la reforestation dans des conditions optimales, ajoutant que le HCEFLCD va tirer profit de ce produit innovant, dans l’optique de l’étendre à l’ensemble des provinces du Royaume, vu la diversité de l’écosystème marocain tels que le cèdre, le thuya, le Chêne-liège et l’arganier, notant que tous ces espèces nécessitent un accompagnement notamment durant les deux premières années de plantation pour pouvoir s’adapter dans le cadre d’un écosystème naturel.

Le Maroc compte plus de 40 écosystèmes naturels et plus de 90 % des territoires situés dans des zones arides et semi-arides, a-t-il précisé, mettant l’accent sur l’introduction des produits écologiques innovateurs, susceptible d’augmenter la résilience face à la sécheresse et l’aridité des sols.

Pour sa part, l’ambassadeur hongrois, M. Tromler, a indiqué que la signature de ce mémorandum s’inscrit dans la continuité de l’action commune entre les deux pays depuis plus d’une année, notamment dans les secteurs agricole et énergétique.

Dans ce cadre, M. Tromler a exprimé sa volonté de tirer profit de l’expérience marocaine dans le domaine de la gestion des ressources hydriques, mettant en exergue l’ensemble des efforts déployés par le Royaume dans le cadre du Plan Maroc Vert pour le renforcement de la résilience du secteur agricole au changement climatique.

Ce produit écologique innovateur, va porter des solutions non seulement pour le Maroc, mais pour tout le continent africain en matière d’économie de l’eau et de l’irrigation, permettant la restauration écologiques des écosystèmes naturels, a-t-il conclu.

Ce mémorandum d’entente sur la recherche scientifique dans le secteur forestier entend consolider l’engagement du Maroc en termes de lutte contre les changements climatiques dans le cadre d’un partenariat bilatéral, et raffermir le rôle de la recherche forestière en tant que moteur de la dynamique de conciliation entre développement économique et équilibre écologique.

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