Le Maroc joue un rôle “très important” dans le développement de l’Afrique

Le Maroc joue un rôle “très important” dans la dynamique de développement en Afrique, a souligné la présidente de la Plateforme pour le développement de la femme africaine (PADEMA), Luzia Moniz.

Dans une déclaration à la MAP en marge d’une rencontre à Lisbonne sur la femme africaine, Mme Moniz a salué le retour du Royaume au sein de l’Union africaine, affirmant que le Maroc a retrouvé sa place naturelle au cœur de l’Afrique.

Luzia Moniz, une journaliste angolaise installée au Portugal, a également mis l’accent sur les relations historiques liant le Maroc aux pays africains lusophones, rappelant à cet égard le soutien apporté par Feu SM Hassan II aux mouvements de libération en Angola, au Mozambique et en Guinée.

Elle s’est par ailleurs félicitée de la nouvelle politique migratoire initiée par le Maroc ainsi que des progrès réalisés par le Royaume dans le domaine de la promotion de la condition de la femme.


“La condition de la femme marocaine a connu de grands progrès ces dix dernières années. Nous voyons de plus en plus de femmes nommées ambassadeurs et ministres”, a-t-elle dit, notant que ce progrès est bénéfique non seulement pour le Royaume, mais aussi pour toute l’Afrique.

Mme Moniz a de même fait part de son souhait de voir de plus en plus de Marocaines adhérer à la Padema, une structure qui demeure, selon elle, ouverte à toutes les femmes du continent africain.

Créée en octobre 2016, la Padema est une association qui regroupe les femmes de la diaspora africaine au Portugal, ayant pour objectif d’échanger et de promouvoir le dialogue sur les défis de la femme africaine, l’égalité des sexes, la migration, les problèmes de la femme africaine de la diaspora, entre autres.

Les différents intervenants ont passé en revue les principaux défis auxquels la femme africaine fait face, notamment les situations de conflit, la famine, l’analphabétisme, la discrimination basée sur le genre et l’appartenance à une ethnie…


Ils ont en revanche mis l’accent sur la combativité des femmes africaines, qui malgré tous les obstacles culturels, religieux et politiques, réussissent quand même à faire beaucoup de progrès dans divers domaines.

La rencontre a été également marquée par la signature d’un partenariat entre la Padema et l’Institut luso-arabe pour la coopération (ILAC).

La présence croissante des femmes sur le marché de travail africain et arabe, dans les arts, dans le domaine académique ou même en politique est aujourd’hui un fait incontestable, a souligné à cette occasion le président de l’ILAC, Manuel Pechirra.

“Les processus de réforme dans certains pays africains et arabes nous montrent clairement la présence massive des femmes et leur capacité de mobilisation”, a-t-il ajouté.