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Le Maroc, terre d’investissements d’excellence

Au moment où les investissements directs étrangers (IDE) dans la région du Maghreb connaissent une chute, le Maroc semble, pour le moins, se maintenir comme une destination prisée par les investisseurs étrangers. C’est ce qui ressort d’une analyse d’Oxford Business Group (OBG). Le cabinet d’intelligence économique et de conseil affirme, chiffres à l’appui, que le Royaume affiche, contre tendance, des IDE en augmentation de 11 % entre 2010 et 2015. Ces derniers atteignant 3,6 milliards d’euros. 

Cela fait des années que le Maroc entreprend des réformes pour aller plus vite vers l’émergence économique. Avançant lentement, mais sûrement le pays ne cesse de mettre en place des mesures incitatives pour encourager les investissements, moderniser le système financier et encourager les énergies renouvelables… d’après la dernière analyse en date du cabinet de conseil international OBG, celles-ci devraient donner une nouvelle impulsion au développement économique du pays. Le cabinet international estime, à cet égard, que le gouvernement marocain cherche à tirer profit des IDE et d’en attirer de nouveaux à la faveur de la nouvelle Charte de l’investissement, adoptée en juillet dernier. Cette charte, qui remplace celle de 1995, présente d’innombrables avantages pour les investisseurs. Elle reconnaît, entre autres, le statut d’exportateur indirect, prévoit la création de zones franches dans les 12 régions du pays, des mesures incitatives destinées aux entreprises exportatrices et industrielles, ainsi que la restructuration des activités de promotion de l’investissement sous l’égide d’un organe centralisé, à savoir l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), rappelle l’OBG. Selon les experts du cabinet international, les efforts visant à promouvoir les investissements ont suscité un vif intérêt auprès des entreprises, précisent les experts de l’OBG. Preuve en est, la signature, au lendemain de l’adoption de ladite charte, de pas moins de 30 contrats d’investissement avec des entreprises étrangères, notamment, le Royaume-Uni (le fabricant de pièces automobiles Delphi), le Canada (l’industriel Linamar), le Brésil, la Chine, l’Inde et la Russie…

Attestant de l’approche intégrée adoptée en termes de réforme, l’OBG souligne que la nouvelle charte d’investissement est allée de pair avec d’autres initiatives lancées pour améliorer les performances boursières et proposer de nouveaux produits aux personnes qui n’ont pas encore accès aux services bancaires. Dans ce cadre, ledit cabinet rappelle l’ouverture du capital de Marsa Maroc à hauteur de 40% sur la Bourse des valeurs de Casablanca (BVC). Selon les analystes du cabinet, cette cotation valorisée à 177,9 millions d’euros – la plus importante du pays en huit ans et l’unique de l’année 2016 –, s’inscrit dans des opérations plus vastes visant à moderniser le marché boursier et à améliorer les liquidités.

Parallèlement aux changements opérés sur la scène boursière, notamment, la création de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), en février dernier, en substitution au Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM), qui dépendait du ministère de l’Economie et des Finances, OBG est revenu également sur la modernisation du secteur bancaire. Dans ce sillage, il a cité l’arrivée prochaine des banques islamiques et la mise en place d’un système de paiement mobile afin d’étendre la couverture bancaire à une population non bancarisée.

Outre ces aspects financiers, le cabinet d’étude britannique voit d’un bon œil l’intérêt donné par le gouvernement à la modernisation des infrastructures dans le but d’améliorer la connectivité et de répondre aux nouveaux besoins suscités par l’urbanisation rapide du Royaume. Il cite, sur ce plan, Casablanca comme exemple en rappelant que le Souverain a dévoilé le plan de développement stratégique de Casablanca 2015-2020, qui vise à renforcer l’inclusion socio-économique, la connectivité et la mobilité, tout en encourageant le développement de la ville en tant que hub financier international. Selon la publication britannique, le plan quinquennal de développement du Grand Casablanca est doté d’un budget global de 3,1 milliards d’euros, dont près de 2,5 milliards d’euros ont été mobilisés pour des projets destinés à améliorer la mobilité (construction d’une seconde ligne de tramway, rénovation d’au moins 32 km de route à Casablanca, amélioration des accès piétons et sécurité accrue grâce à davantage d’éclairage et de surveillance). OBG s’est arrêté, également, sur le plan énergétique national qui vise à porter la part de l’électricité renouvelable à 42% d’ici l’horizon 2020 et à 52% d’ici à 2030.

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