Marrakech : La Chine cautionne le partenariat avec les pays de l’Afrique

 

La Chine est disposée à apporter tout le soutien nécessaire aux efforts des pays africains visant à renforcer leur coopération économique avec Pékin, a affirmé, hier jeudi, à Marrakech, le vice-président de l’institut chinois des études asiatiques et africaines, Cheng Tao.

Maroc Diplomatique avec la MAP

Intervenant à l’ouverture de la 1ère édition du forum Sino-African Entrepreneurs Summit (SAES), Tao a souligné que l’Afrique, forte de ses atouts économiques et naturels et ses ressources humaines, offre un climat très favorable au développement de la coopération économique entre la Chine et l’Afrique, notant que le continent, qui connaît de grandes mutations et qui aspire au développement et au progrès, présente de grandes opportunités pour les investisseurs chinois dans différents secteurs. Cheng Tao, ancien ambassadeur de Chine au Maroc, a relevé que la consolidation de la coopération entre les entreprises chinoises et africaines et à même de garantir le progrès et la prospérité en Afrique, rappelant les relations historiques de coopération et de partenariat stratégique liant le Maroc et la Chine dans les différents domaines.

Par ailleurs, il a indiqué que la création d’un tunnel maritime reliant l’Europe à l’Afrique, qui expérimente de grandes transformations à tous les niveaux, est à même d’ouvrir de nouvelles perspectives à la coopération entre les différents pays.


Pour sa part, le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Carlos Lopes, a expliqué que la voie vers l’Afrique est ouverte devant les entreprises étrangères, notamment chinoises, et ce grâce à son ouverture sur le monde et sa détermination à développer ses économies, appelant les pays africains à s’intéresser de plus aux industries de transformation et à la production moderne intégrée en vue de créer une valeur ajoutée et davantage d’emplois. Le responsable onusien a souligné, à cet égard, l’importance de la bonne gouvernance et d’une volonté politique ferme pour attirer les investissements chinois vers les pays africains, rappelant que l’investissement chinois en Afrique ne dépasse guère 8%. En revanche, la Chine est devenue en 2009, le premier partenaire commercial de l’Afrique grâce, notamment, aux importations de matières premières. La valeur des échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique devrait avoisiner 300 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année 2015, rapporte l’agence de presse Chine Nouvelle suite à l’organisation du 4ème Forum industriel sino-africain China-Africa Industrial Forum (ACFR) tenu les 9 et 10 novembre à Pékin. Ceci dit, il est important de souligner que durant le premier semestre de 2015, les investissements chinois, en Afrique, sont passés par une zone de turbulence, suite au ralentissement de la croissance économique chinoise. Ainsi, durant les six premiers mois de 2015, les  investissements chinois, en Afrique, se sont établis à 1,2 milliard de dollars, ce qui représente une baisse de plus de 40% par rapport à la même période 2014, selon le ministère chinois du Commerce. La Chine qui a été, longtemps, accusée de vouloir pomper les matières premières du continent pour alimenter sa croissance, a entamé, depuis quelques temps, une autre stratégie pour développer ses investissements dans des unités industrielles et des projets d’infrastructures.

La première édition du Sino-African Entrepreneurs Summit (SAES), qui réunit, jeudi et vendredi, près de 400 participants de haut niveau, se veut une plateforme de débats, d’échanges et de rencontres pour bâtir un nouveau modèle de partenariat économique sino-africain.