Mbarka Bouiada : Faire de la diplomatie parlementaire méditerranéenne un outil pour renforcer la coopération

La diplomatie parlementaire méditerranéenne, représentée dans l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée (AP-UpM), est un moyen fructueux pour renforcer la coopération politique, économique et sociale et trouver des solutions communes aux problèmes posés, a affirmé, samedi à Tanger, la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Mme Mbarka Bouaida.

Intervenant à l’ouverture des travaux du 3ème Sommet des présidents des parlements de l’AP-UpM, Mme. Bouaida a ajouté que cette diplomatie reste fructueuse, en dépit des spécificités de chaque État membre, pour soutenir la compréhension culturelle et religieuse et relever les défis complexes et difficiles liés à la migration, au développement durable et au chômage des jeunes, résultant principalement de la faible performance économique.

Après avoir relevé que ces défis nécessitent des efforts énormes et cohésifs, Mme Bouaida a souligné que le soutien à la coopération dans ses diverses formes et la création d’un espace de paix et de prospérité pour les peuples de la Méditerranée exigent l’adoption d’un consensus positif et d’une vision proactive.
Elle a, dans ce sens, mis l’accent sur la nécessité de travailler dans le cadre de l’AP-UpM pour assurer davantage de coordination et de coopération et de concerter les efforts pour maîtriser les sources d’instabilité, lutter contre l’extrémisme et renforcer la complémentarité entre les économies des pays concernés en vue d’éviter de nouvelles catastrophes.

La non stabilité dans la région méditerranéenne causée par les conflits civils dans certains pays de la région et la croissance du terrorisme nécessitent d’accorder un intérêt particulier à la question d’amélioration du statut des jeunes de la région, a ajouté la ministre déléguée.
Ce sujet, a-t-elle expliqué, est l’un des grands défis auxquels est confrontée la communauté internationale et régionale, du fait que la jeunesse constitue une force active et vitale et un capital immatériel capable de porter le flambeau du développement social et économique des pays de la région.
Elle a aussi fait savoir que la situation générale aux niveaux régional et mondial exige également de relever le défi de la modernisation de l’économie, d’accroître sa compétitivité et d’encourager l’investissement productif, outre l’adhésion collective aux efforts de développement, la répartition équitable des richesses et la réalisation de la justice sociale.


Cela nécessite également de placer les questions de la jeunesse au cœur des préoccupations et des initiatives des pays de la région, a-t-elle noté, soulignant que le Maroc considère que la promotion des droits des femmes et des jeunes comme un levier de croissance et de développement.
Et de conclure que les défis posés exigent un travail en continu pour garantir des conditions de vie décentes aux peuples, en particulier les catégories nécessiteuses, et réaliser un développement global capable de créer des emplois productifs, en particulier pour les jeunes qui doivent être au cœur des politiques de développement.