Médicaments falsifiés: Nouvelle réglementation européenne pour protéger les patients

Médicaments falsifiés

Une nouvelle réglementation s’appliquera dès samedi aux dispositifs de sécurité pour les médicaments soumis à prescription vendus dans l’Union européenne (UE) qui table sur la mise en oeuvre de cette directive pour lutter contre la falsification des médicaments qui constitue “une menace sérieuse” pour sa santé publique.

“Le 9 février 2019, un nouveau jalon sera franchi en faveur de la sécurité des patients dans l’ensemble de l’UE. Près de sept ans après son adoption, la directive sur les médicaments falsifiés sera complètement mise en œuvre grâce à l’instauration de la vérification de bout en bout et de l’apposition de dispositifs de sécurité sur les médicaments soumis à prescription”, a annoncé vendredi le commissaire européen pour la santé et la sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis, dans un communiqué.

En d’autres termes, chaque pharmacie ou hôpital de l’UE devra disposer d'”un système qui rendra la détection des médicaments falsifiés plus facile et plus efficace”, a expliqué le responsable européen.

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Concrètement, le fabricant est tenu désormais d’apposer un code-barres en deux dimensions et un dispositif antieffraction sur l’emballage des médicaments soumis à prescription. Les pharmacies, y compris les pharmacies en ligne, et les hôpitaux sont appelés aussi à vérifier l’authenticité des médicaments avant de les dispenser aux patients, selon les termes de la nouvelle réglementation qui vise à garantir la sécurité et la qualité des médicaments vendus dans l’UE.


Les médicaments produits avant le samedi 9 février 2019 sans dispositifs de sécurité peuvent rester sur le marché jusqu’à leur date d’expiration. Toutefois, en application du nouveau système de vérification de bout en bout, les personnes autorisées (en particulier les pharmaciens et le personnel hospitalier) seront tenues de vérifier, tout au long de la chaîne d’approvisionnement, l’authenticité des produits.

Le nouveau système permettra aux États membres de mieux remonter la trace des différents médicaments, notamment lorsque l’un d’entre eux pose un problème, assure la Commission européenne.