Mesures d’aides sectorielles : Les traiteurs professionnels réagissent…

CVE

Le Comité de Veille Economique CVE a décidé de prolonger les mesures de soutien dédiées aux secteurs de tourisme, de l’évènementiel et des traiteurs et des parcs d’attraction et de jeux, notamment, celles liées à l’indemnité forfaitaire mensuelle de 2.000 dirhams pour les affiliés à la CNSS, mais la problématique de l’informel, qui persiste toujours, empêchera les non-déclarés à y bénéficier.

Le CVE a tenu, mercredi 6 janvier, sa 11e réunion qui a connu la signature de plusieurs contrats-programmes visant essentiellement la préservation des emplois et le soutien de l’activité entrepreneuriale des secteurs qui continuent à subir les effets de la crise sanitaire.

En ce qui concerne le secteur des traiteurs, plus de 90 % des opérateurs du secteur ont été à l’arrêt total à cause de la pandémie qui a vidé toutes leurs caisses. A cet effet, le CVE a décidé de prolonger les mesures d’appui qui leur sont dédiées jusqu’au 31 mars 2021, notamment, l’octroi de l’indemnité forfaitaire mensuelle de 2.000 dirhams. Cette mesure concerne seulement les affiliés à la CNSS.

Un opérateur du secteur a indiqué que « ce secteur vit toujours dans l’informel » et donc pour les non-affiliés à la CNSS, ils ne pourrait pas y bénéficier ». Pour l’indemnité octroyée, elle ne constitue pas un avantage, selon lui « parce qu’il y en a des personnes qui touchaient plus de 10.000 dirhams et ils ont de lourdes charges (loyer…), donc 2.000 dirhams n’est pas suffisante».


Rappelons que lors que sa 10e réunion du 5 octobre, le Comité de veille économique (CVE) a signé un contrat-programme pour soutenir le secteur de l’événementiel. Deux accords ont été conclus. Le premier était pour le crédit relance qui est octroyé uniquement aux traiteurs qui sont structurés. Ainsi que le deuxième concernait les fameux 2.000 dirhams octroyés aux personnels et salariés.

Par rapport à cette indemnité, Abdelghani Bensaid, vice-président de la Fédération des traiteurs professionnels au Maroc a précisé que leur personnel a reçu jusqu’à présent 7000 DH (15 jours du mois de mars, avril, mai et juin). « Un retard énorme pour les autres mois », a-t-il signalé.

Pour les non affiliés à la CNSS, qui travaillent dans l’informel, continuent de subir de plein fouet les effets de la crise, « ils ne reçoivent aucun sou », a aussi indiqué Bensaid, soulignant que « le gouvernement doit écouter les cris de ces gens et trouver un moyen pour les aider aides ».

Ces mesures de soutien prises par le CVE ne sont pas suffisantes pour le secteur, selon le VP de la FMT. « Toutes les associations et fédérations militantes dans le secteur de l’organisation de fêtes demandent à ce que le gouvernement autorise les traiteurs à reprendre progressivement leur activité avec le respect d’un protocole sanitaire que ces fédérations ont présenté aux autorités, c’est la seule solution en l’absence de subventions afin que le secteur puisse continuer à survivre », a-t-il souligné. Et d’ajouter que « l’espoir du traiteur est de voir un gouvernement compréhensif et présent pour accompagner ces acteurs économiques afin de sortir de cette crise, mais chaque fois qu’il annonce des mesures de soutien, on remarque que peu d’intérêt est octroyé à ce secteur ».