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Moralisation de la fonction de police et action sociale, maîtres-mots des réalisations de la DGSN en 2017

La Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) a veillé tout au long de l’année 2017 à renforcer les secteurs liés à la gestion administrative et la formation des policiers, à instaurer les mécanismes de moralisation de la fonction de police et à réviser l’arsenal juridique et organisationnel des services de sûreté nationale, sans oublier l’action sociale au profit des fonctionnaires et cadres de la Direction.

La DGSN a également poursuivi en 2017 sa politique de rationalisation des dépenses, de même qu’elle a réussi à parachever les études techniques et architecturales pour construction du nouveau siège de la DGSN et généraliser et moderniser plusieurs systèmes informatiques, selon le bilan des réalisations de la DGSN au titre de l’année 2017 et son plan d’action pour 2018, rendu public vendredi.

En matière de gestion administrative, de formation des policiers et d’instauration des mécanismes de moralisation, l’année 2017 a connu l’organisation de concours de recrutement de 5.000 stagiaires de différents grades, parmi 148.828 candidats. Ces concours ont été soumis aux dispositions de la nouvelle charte de recrutement qui met fin aux cas de fraude (145 cas de fraude ont été enregistrés lors des épreuves écrites), et insiste sur l’audit des diplômes universitaires et académiques présentés et la réduction de la période de correction qui est confiée à des universitaires et supervisée par un comité de sûreté mixte.

Durant cette même année, un total de 5.334 stagiaires ont effectué la formation de base, alors que 1.168 fonctionnaires ont suivi des formations continues et 1.680 autres des sessions de formations spécialisées. De même, 6.067 fonctionnaires ont bénéficié de promotion sur la base d’une sélection au titre de l’année budgétaire 2016 et qui ont été annoncées en janvier 2017.

L’année 2017 a été également marquée par la réponse accordée à un total de 1.214 demandes de transfert ou de permutation et le redéploiement de 1.040 fonctionnaires dans le cadre de la mobilité inter-services. De plus, 693 nouveaux cadres ont été affectés dans les postes de responsabilité vacants, conformément au nouveau système d’affectation, afin d’assurer une rotation au niveau des postes de responsabilité et donner une opportunité aux jeunes.

Par ailleurs, le grade d’officier a été accordé à 1.310 inspecteurs de police principaux et inspecteurs de police répondant aux conditions d’ancienneté et de compétences requises, en plus des droits de défense et de soutien accordés à 878 policiers victimes d’agressions physiques ou verbales pendant l’exercice de leur fonction, et ce conformément au principe de “protection de l’État” garanti par la loi aux agents de sûreté nationale.

Dans le même contexte, l’arsenal juridique et réglementaire des services de sûreté nationale a été révisé de manière à permettre davantage de motivations administratives. Ainsi, la version définitive du projet de réforme du dahir portant création de la DGSN, le décret relatif au statut particulier du personnel de la DGSN et le texte amendant le décret fixant la structure et attributions des services centraux, ainsi que le texte relatif au fonctionnement des services décentralisés dans le cadre de la régionalisation avancée sont actuellement soumis à des procédures d’adoption en attendant qu’ils voient le jour.

Dans le domaine social, la Fondation Mohammed VI des œuvres sociales des fonctionnaires de la sûreté nationale a amélioré et diversifié les services à caractère social, médical et culturel offerts aux fonctionnaires, aux retraités et aux ayants-droit, et ce en doublant le nombre des bénéficiaires du pèlerinage à 80, avec une couverture totale de l’ensemble des frais et dépenses. La Fondation a aussi octroyé un budget de 20.000 dirhams chacun à 100 fonctionnaires de la sûreté nationale choisis dans le cadre de l’opération de tirage au sort définissant les listes des personnes devant accomplir le pèlerinage.

En ce qui concerne le nombre de bénéficiaires des centres d’estivage, il est passé de 1.482 enfants en 2016 à 1.955 cette année. De même qu’a été créé un compte de soutien et de secours au profit du personnel de la sûreté souffrant de maladies graves ou de problèmes sociaux. Ainsi, 465 personnes ont profité de cette procédure dont des fonctionnaires, des retraités et des ayant-droit. Par ailleurs, 68.060 services médicaux ont été dispensés, soit une hausse de 38% comparativement à l’an dernier. Cette augmentation a intéressé les consultations médicales générales (+38%), les consultations spécialisées (+42%), les soins dentaires (+12%), le soutien psychologique (+99%), le transport et l’assistance médicale (+98%).

Dans le domaine de l’habitat, les services sociaux de la sûreté nationale ont conclu des conventions de coopération avec quatre sociétés immobilières pour faciliter aux adhérents l’accès à l’habitat à des prix préférentiels, de même que cinq amicales d’habitat ont été créées, profitant à 1.400 fonctionnaires dans les villes de Laâyoune, Dakhla, Tan-Tan, Erfoud et Errachidia.

En 2017, les services de la sûreté nationale ont poursuivi les efforts visant la consécration de la moralisation et de la bonne gouvernance, guidée par les Hautes instructions royales, corrélant responsabilité et reddition des comptes. Ainsi, les commissions d’inspection ont effectué 701 inspections administratives concernant 990 fonctionnaires tous grades confondus, soit une hausse de 38,23%. Ces commissions ont également effectué 23 opérations d’audit des services de police centraux et décentralisés et 56 opérations de surveillance surprise et secrète. Ces opérations ont abouti à 5.428 sanctions et mesures disciplinaires, dont 84 radiations, 449 blâmes, 1.185 avertissements, 1.933 mises en garde, 32 transferts temporaires et 150 suspensions.

Par ailleurs, les services de sûreté nationale ont poursuivi leur politique de rationalisation des dépenses à travers l’utilisation d’une procédure d’appels d’offres électronique pour les achats usuels, ce qui a permis de réduire de moitié le budget qui leur était alloué, de 22% les dépenses relatives à l’entretien et à la réparation de la flotte des véhicules, de 4,98% les dépenses relatives à la consommation d’eau et d’électricité et de 18,11% celle relative aux télécommunications par rapport à l’année 2016 et ce, en dépit de la création, cette année, de nouvelles infrastructures de sécurité et l’équipement des services existants par des matériaux sophistiqués nécessitant d’importantes ressources énergétiques.

Ces mesures ont permis l’épurement des arriérés financiers et le paiement de 42.633.205,11 DH au titre des frais de déplacement et de logistique et de la réparation de la flotte des véhicules au titre des années 2012, 2013 et 2014, dégageant un excédent de 15.000.000 DH qui a été réservé à l’exercice 2018. Les excédents sont le fruit d’études prévisionnelles précises des besoins, du contrôle strict des procédures de gestion et de l’audit rigoureux des marchés et des dépenses. Ces mesures ont permis de poursuivre la modernisation de la flotte de la sûreté nationale et le développement de ses infrastructures avec l’acquisition de 791 véhicules qui viennent s’ajouter aux 2.115 véhicules achetés en 2015 et 2016.

L’année 2017 a également été marquée par l’achèvement des études architecturales, techniques et topographiques pour la construction du nouveau siège de la DGSN, le lancement des travaux de construction de plusieurs infrastructures sécuritaires et la construction de 11 bâtiments de police, outre l’adoption d’une nouvelle identité visuelle des édifices de la sûreté nationale.

En ce qui concerne la structure informatique, les services de police ont poursuivi la généralisation du système GESTAR relatif à la gestion informatisée des arrondissements de police, la généralisation du système de gestion informatisée des postes frontières SGPF à 26 postes frontières, afin d’améliorer le niveau de contrôle sécuritaire de ces postes et de garantir la fluidité des flux de voyageurs empruntant ces postes.

Dans le même sillage, la DGSN a œuvré à moderniser le Système d’information de gestion et de protection d’infrastructures sensibles (SIGPIC) dans le but de centraliser, d’évaluer et de répertorier les données et les risques concernant les infrastructures sensibles. Ce système vise aussi à développer la base de données relative aux personnes recherchées pour inclure la photo et une alerte automatique dans le cas des personnes interdites de quitter le territoire national sur ordre judiciaire.

L’année 2017 a également connu l’élargissement, au monde rural, du système d’autorisation numérique d’hébergement dans les établissements hôteliers et touristiques et l’accompagnement des projets de renforcement du contrôle numérique via des caméras de l’espace public à Casablanca avec 150 nouvelles caméras et la modernisation de 60 caméras déjà installées, et l’installation de 300 caméras à Marrakech qui viennent s’ajouter aux 74 caméras existantes, tout en les connectant à la base de commandement et de coordination de la ville.

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