Noor-Ouarzazate – Chaîne américaine : La richesse n’est pas sous terre mais dans le ciel

L’expérience marocaine en matière d’énergies renouvelables a été prônée par la chaîne de télévision américaine  « Northwest Public Television », dans un reportage faisant  référence aux grands projets lancés par le Royaume dans le domaine des énergies renouvelables, notamment, grâce au  projet colossal Nour-Ouarzazate.

Le Maroc a inauguré, en 2016 près d’Ouarzazate, une gigantesque centrale solaire baptisée « NOOR », la plus grande au monde. Un demi-million de miroirs tendus vers le ciel, scintillants de toutes parts, se dressent à la lisière du désert, aux pieds des contreforts de l’Atlas, l’équivalent de six cents terrains de football. Une fierté pour le Royaume. Un projet qui permettra de garantir une indépendance énergétique au Pays.

Selon le reportage intitulé « Une floraison dans le désert : le grand rêve d’indépendance énergétique du Maroc », la chaîne américaine déclare que  ‘’nombreux sont les pays qui investissent dans les énergies renouvelables, mais peu le font aussi énergiquement que le Maroc’’, précisant qu’il poursuit, ici, une politique ambitieuse et rentable vers son indépendance énergétique, visant à doter le pays d’un secteur énergétique durable, propre et compétitif. Il a ajouté que ‘’Le Royaume espère que la centrale  ‘’Noor’’ l’aidera à atteindre ces objectifs. Il souhaite également que ce projet permette de lancer une industrie nationale de l’énergie renouvelable qui pourrait, un jour, être en mesure de vendre de l’électricité renouvelable bon marché à ses voisins’’.

Comment ça marche ?


Le site produit de l’énergie grâce à la technologie dite thermodynamique, les panneaux suivent en fait, constamment le mouvement du soleil puis le liquide chauffé, est transformé en vapeur dans des enchevêtrements de tuyaux. La vapeur entraîne, par la suite, une turbine qui produit ainsi de l’électricité. A la différence du photovoltaïque, cette technique permet de conserver la chaleur.

En misant sur le solaire, mais aussi l’éolien, l’hydraulique, le Maroc ne joue pas seulement la carte du développement durable mais cherche aussi à réduire sa dépendance énergétique. Le pays importe, en effet, l’essentiel de son énergie de l’étranger (80%). Dans cinq ans, grâce aux énergies renouvelables qu’il développe, le Royaume pourra répondre à 40% des besoins en électricité du pays.