A LA UNEÉditorial

Omar Brouksy ou la médiocrité rampante et l’inconsistance de son « dernier livre » …

Par Hassan Alaoui

La fausse monnaie ne résiste pas à l’examen, le mauvais talent non plus ! Il n’aura pas fallu plus d’un tour de main pour découvrir l’escroquerie du prétendu « dernier livre » de Omar Brousky, sorti cette semaine à Paris, dans une obscure collection  appelée « nouveau monde » sous le titre : « Maroc, les enquêtes interdites » et un sous-titre : « Au cœur de l’affaire Pegasus ». Rien que ça donc ! Un emballage captif et tout ce qu’il contient de sensationnel pour accrocher lecteurs curieux et badauds en mal de rocambolesque.

D’emblée, il convient de mettre en garde les lecteurs qu’il ne s’agit pas là d’un nouveau livre à proprement parler. Mais d’un amas de textes déjà publiés et , en trompe-l’œil, présentés aujourd’hui comme un nouvel ouvrage accompagnés d’une préface et d’une postface. Ils sont ainsi emballés sous un nouvel habillage avec photo du Roi Mohammed VI et le titre choc qui lui sert d’attrape-nigauds. « Les enquêtes interdites », nous dit la couverture, et comme pour aiguiser notre curiosité malsaine, il y ajoute « Au cœur de l’affaire de Pegasus » !

Nous voilà édifiés par le « livre » miracle, écrit par un ancien stringer de l’Agence France Presse de Rabat, qui a tout du piteux bricolage sauf un livre. Qu’il reprenne sans gêne aucune ses anciens textes passe mal, si mal qu’ils expriment une même obsession à l’endroit du Roi du Maroc et donc sacrifient davantage à l’acharnement qu’à l’objectivité. La démarche de Omar Brouksy est d’autant plus injustifiée, inqualifiable voire condamnable qu’elle semble tirée par les cheveux et inspirée du pur mercantilisme. On ne s’étonnera point qu’il se soit réveillé un beau matin, inspiré, ou qu’il ait été inspiré par son éditeur ou quelques « copains » de troquet , habitués à l’enfumage et vouant une irascible haine au Maroc.

→ Lire aussi : Pegasus : Comme un tamis, le tissu de mensonges se délite et des trous béants nous révèlent la forfaiture de Forbidden Strories, démontée ici en 5 points

« La meilleure protection que nous puissions aujourd’hui fournir à Omar Brouksy reste la plus large diffusion possible de ses travaux ». Ainsi s’exprime l’éditeur de « recueil » rafistolé, Yannick Dehée . Comme si son auteur était l’objet de menaces ou constituait un danger pour le Maroc au point de faire l’objet de surveillance de la part de ce dernier…Nous sommes dans le délire apocalyptique et Paris, ou l’Hexagone en ont vu…des pseudo « opposants » de toutes sortes, des héros et anti-héros de pacotille. Le même éditeur, dans ses aveux et non-dits ajoute que « cette remise en perspective des enquêtes d’Omar Brouksy permet de mesurer l’étendue de ses investigations. L’ensemble offre des clés de lecture des plus actuelles. » L’aveu est là, perfide, le mercantilisme ahurissant ne pouvant être que la finalité…Faire du neuf avec du vieux, mettre à profit une conjoncture pour promouvoir à ce qui s’apparente à un travail d’investigation et qui, paradoxalement, n’est que de l’enfumage et une opération de marketing. Yannick Dehée qui s’est fendu à cette occasion d’une préface ou plutôt d’un panégyrique absolu de Brouksy, a donc quitté les terres marécageuses du cinéma pour se convertir en parangon de l’antimarocanisme ?

Comment expliquer les tenants et aboutissants de cette manœuvre sinon par l’intérêt commercial et une propension à surfer sur l’affaire Pegasus qui constitue un flop, qui s’est dégonflée comme une baudruche désespérée et dont les auteurs, ces pieds-nickelés des temps modernes, ces « journalistes » au faux nez – dont Omar Brouksy lui-même – n’ont fourni aucune preuve matérielle réclamée pourtant avec insistance par la justice ! Il est vrai que, comme en 2019, les adversaires du Royaume, dénoncés avec force et conviction par le Roi Mohammed VI dans son discours du 20 août dernier, n’ont apporté aucune preuve tangible à leur procès contre le Maroc et ses forces de sécurité. On n’en veut pour preuve que la résurrection d’une préface de la vieille ganache appelée Gilles Perrault au livre de Brouksy publié il y a huit ans déjà et « réchauffée » pour être servie à nouveau…

Défi leur a été lancé par les avocats chargés de le défendre en France même, à commencer par Omar Brouksy lui-même , incapable d’apporter la moindre pièce à conviction et, pourtant, désireux à en mourir de faire croire à un rôle dans cette loufoquerie appuyé par le régime algérien et appelée « Affaire Pegasus » ! L’escroquerie est grosse et Brouksy, son éditeur et ses amis patentés, dans la même veine, recourent à des méthodes indignes pour faire du spectaculaire, vendre les mensonges…Cela nous rappelle cette rocambolesque et indigne affaire de chantage au Roi Mohammed VI d’Eric Laurent et de Catherine Graciet – consoeur disgraciée de Brouksy dans le malheureux  « Journal » –  qui a fini par leur mise en examen et le discrédit total. On dit qui « s’assemble, se ressemble » ! L’adage est pour le moins interpellant , car Brouksy, Graciet, Boubeker Jamaï, Benchemsi , Plenel , Perrault post-mortem et autres folliculaires logent à la même enseigne, sur leur fronton est inscrite la haine du Maroc et de ses institutions. Ne nous y trompons pas , cet ersatz de parution de livre n’en a aucune caractéristique, c’est le ramassis pitoyable d’anciens textes de la même triste veine qui ressasse jusqu’à la lie ses procès de contempteur frustré. Une médiocrité rampante, alimentée de clichés, de fausses informations et de « tuyaux crevés »… Et que l’éditeur exploite, le choc du titre aidant, à de pures fins commerciales …

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