ONU Femmes et l’UIP pointent du doigt la stagnation de la représentation politique de la femme

ONU Femmes et l’Union interparlementaire (UIP) ont pointé du doigt la stagnation de la représentation de la femme dans l’arène politique à travers le monde depuis 2015, déplorant un “lent progrès” vers l’égalité homme-femme.

Dans un rapport conjoint, sous forme de carte présentée lors d’une conférence de presse à New York, les deux organisations notent en effet une légère baisse du nombre des femmes chefs d’Etat ou de gouvernement de 19 en 2015 à 17 en janvier 2017, bien que cela représente une “forte hausse” depuis 2005 (8 femmes).

Le nombre des femmes ministres est resté pratiquement inchangé, avec un total de 732 (contre 730 en 2015). La proportion des femmes ministres se situe aujourd’hui à 18,3 pc, selon le rapport.

Au niveau des parlements nationaux, les deux organisations constatent une progression “très lente” de la représentation de la femme, passant de 22,6 pc en 2015 à 23,3 à fin 2016.


En revanche, le nombre des femmes présidentes de parlement “s’est sensiblement accru”, se réjouissent les auteurs du rapport, soulignant un “record absolu” de 19,1 pc, qui demeure néanmoins “bien loin de la parité”.

“Le pouvoir est toujours entre les mains des hommes et, malgré certains signes d’avancées -le nombre record de femmes présidentes de parlement dans le monde, soit 53 sur 273- il reste encore beaucoup à faire pour que les femmes jouissent des mêmes chances que les hommes”, a déclaré Martin Chungong, Secrétaire général de l’UIP.

“Il n’est pas de démocratie vraiment performante et responsable sans une représentation égale des hommes et des femmes au pouvoir”, a-t-il affirmé.