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Ouverture de la session d’automne du 42ème Moussem culturel international d’Assilah

Les travaux de la session d’automne de la 42ème édition du Moussem culturel international d’Assilah se sont ouverts, vendredi soir, en présence d’un parterre de chercheurs et d’intellectuels marocains et étrangers.

Cette édition, qui se tient du 29 octobre au 18 novembre, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, à l’initiative de la Fondation du Forum d’Assilah, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication (département de la culture) et la commune d’Assilah, sera marquée par l’organisation de six colloques traitant des questions géopolitiques actuelles et d’activités artistiques et culturelles.

S’exprimant à l’ouverture de cet événement, le secrétaire général de la Fondation du Forum d’Assilah, Mohamed Benaissa, a souligné que cette édition évoque les enjeux actuels d’ordre arabes, africains et internationaux, ainsi que leurs implications culturelles, politiques, économiques et stratégiques, notant qu’elle traite des questions susceptibles de poursuivre une discussion renouvelée et approfondie, doublée d’une vision futuriste et objective et des questions touchant à la consécration de la paix, de la sécurité et de la stabilité aux niveaux régional, continental et international.

M. Benaissa a, à cet égard, affirmé que la dimension africaine dans la politique étrangère du Royaume, sous le leadership éclairé de SM le Roi Mohammed VI, a dépassé les réticences et les idées dépassées pour explorer les moyens et les opportunités de coopération avec les pays africains frères, notant que plusieurs rapports ont mis en avant ces efforts déployés pour établir des partenariats gagnant-gagnant, basés sur la promotion du développement du continent.

Il s’est arrêté sur le thème de la conférence inaugurale, à savoir “le Maghreb et le Sahel: l’inéluctable partenariat?”, qui aborde une crise difficile qui nécessite des solutions urgentes, et se fonde sur l’idée d’un enchevêtrement des frontières entre le Maghreb et les pays du Sahel, notant que malgré les difficultés posées par une telle situation, les possibilités d’interaction et d’intégration demeurent possibles, mais exigent des décideurs dans les deux espaces une réflexion stratégique pour la gestion des crises auxquelles cette vaste région se trouve confrontée.

Pour sa part, le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a souligné que le Moussem culturel international d’Assilah a accumulé une longue expérience en matière de traitement de questions politiques, culturelles et économiques, grâce à la participation d’un parterre d’intellectuels, de politiciens et d’économistes à ses activités, notant que la pluralité des profils des participants et la présence de décideurs constituent une opportunité pour combler le fossé entre la théorie et la pratique.

Abordant le thème de cette édition, M. Bensaid a estimé que l’instauration de la sécurité et de la stabilité représente l’un des plus grands défis auxquels les gouvernements du monde sont confrontés, puisque les conséquences de l’extrémisme et du terrorisme affectent tous les aspects de la vie, dans la mesure où elles contribuent à réduire les taux de croissance et à doubler les dépenses mobilisées par les pays pour la prévention, le démantèlement de cellules terroristes et la fortification des frontières.

Le ministre a assuré que le Maroc est un pays maghrébin exposé aux menaces du Sahel et du Sahara, soulignant que les orientations et les politiques du Royaume, sous le leadership clairvoyant de SM le Roi Mohammed VI, ont traité les questions de lutte contre le terrorisme de manière sérieuse et responsable, ce qui a permis au Maroc de gagner une réputation internationale en tant que pays leader en matière de lutte contre le terrorisme, une mission qui s’inscrit dans le cadre des engagements régionaux et internationaux du Royaume, qui fait du partenariat et de la main tendue entre toutes les parties un principe constant et une nécessité pour un monde meilleur.

De son côté, le directeur des Affaires africaines au ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidents à l’étranger, Mohamed Sbihi, a souligné que cet évènement se veut une plateforme d’échange et de dialogue, réunissant les personnalités les plus éminentes du monde de la pensée, de la culture, de la politique, de l’économie, des médias et des arts autour des grandes questions contemporaines, notant que le choix porté par cette édition sur la thématique du partenariat entre le Maghreb et le Sahel reflète l’intérêt croissant pour cette région au niveau international.

Il a fait observer que la région du Sahel est confrontée à de graves défis à tous les niveaux, notamment ceux liés aux changements climatiques, à la croissance démographique, l’insécurité alimentaire, la montée du séparatisme et du terrorisme, la déstabilisation de pays de la région et à l’exacerbation des problèmes migratoires, notant qu’il existe aujourd’hui pas moins de 16 initiatives régionales et internationales, portant pour la plupart sur le renforcement de la coopération dans le domaine de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme.

“Considéré par le Maroc comme étant son espace d’appartenance géographique, historique et civilisationnel, le Sahel représente non seulement un terrain de difficultés et de purs défis, mais aussi un espace de coopération créative, propice à la création de richesses et aux opportunités de développement mutuel”, a-t-insisté.

Le responsable a précisé que c’est dans cet esprit que s’inscrivent les visions royales de Feu SM Mohammed V, de Feu SM Hassan II, et de SM le Roi Mohammed VI, insufflant un dynamisme renouvelé aux relations avec les pays du Sahel, faisant du Royaume un partenaire régional engagé, mobilisé et déterminé à relever les défis de la paix, de la sécurité et du développement.

Cette manifestation culturelle et artistique est marquée par l’organisation de six colloques dans le cadre de la 35ème édition de l’Université ouverte Al-Mouatamid Ibn Abbad, qui verront la participation d’un parterre de chercheurs, d’intellectuels, de décideurs et de poètes venus des quatre coins du monde.

Il s’agit de colloques sous les thèmes “le Maghreb et le Sahel: l’inéluctable partenariat?” (29 au 31 octobre), “Quel avenir pour la démocratie électorale?” (du 3 au 5 novembre), “Les Arabes et les nouvelles mutations régionales et internationales : où va le panarabisme?” (8-10 novembre), et “Cheikh Zayed: la vision d’un leader éclairé” (12-13 novembre), ainsi que d’une conférence-hommage au vétéran de la presse marocaine, Mohamed Brini (11 novembre) et de la deuxième rencontre poétique “langage de la poésie arabe aujourd’hui” (16-17 novembre).

Cette session d’automne sera également ponctuée par une série d’ateliers (peinture, gravure) et de workshops portant, entre autres, sur l’écriture pour enfants.

Les organisateurs ont également prévu une exposition “one-man-show” du célèbre artiste-peintre Khalid El Bekkay, ainsi qu’une autre exposition sur “les étés des arts” à la galerie du centre Hassan II et deux autres, dont l’une est dédiée aux jeunes peintres d’Assilah à la Galerie “Diwan” du palais de la culture et l’autre réservée aux oeuvres des enfants (galerie du centre Hassan II).

A l’instar des éditions précédentes, la session d’été du 42è Moussem culturel international d’Assilah a été marquée par des ateliers de peinture murale, de peinture et de gravure, ainsi que par des expositions “Rabiïyat” et celles des enfants, en plus de l’atelier d’écriture pour enfants.

Avec Map

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