Pandémie: Boris Johnson promet d’assouplir les restrictions sur les voyages

Boris Johnson

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a indiqué, mardi, que son gouvernement œuvre pour assouplir les restrictions sur les voyages internationaux, liées à la pandémie de coronavirus, laissant entendre que les tests rapides de dépistage pourront être utilisés en vue de réduire les coûts des vacances.

“Nous allons voir ce que nous pouvons faire pour rendre les choses aussi flexibles et abordables que possible “, a déclaré le dirigeant conservateur lors d’une visite dans une usine d’AstraZeneca à Macclesfield, au nord-ouest de l’Angleterre.

Le Premier ministre, qui a annoncé la veille que le gouvernement prépare un plan détaillé pour la reprise des voyages internationaux à partir du 17 mai comme prévu, s’est dit “toujours confiant” de pouvoir redynamiser ce secteur, tout en réitérant l’appel à “la vigilance”.

“Je veux voir les voyages internationaux reprendre. [Mais] nous devons être réalistes, beaucoup de destinations vers lesquelles nous voulons aller en ce moment souffrent d’une nouvelle vague de Covid-19”, a-t-il averti.

M. Johnson a par ailleurs donné raison à Johan Lundgren, directeur général de la compagnie aérienne EasyJet, qui a averti que les trois tests de dépistage imposés aux voyageurs entrant au Royaume Uni, décourageaient les Britanniques à se rendre ailleurs.


Le Premier ministre conservateur a conseillé ses compatriotes à “patienter” avant de réserver des vacances, promettant que de plus amples détails seront dévoilés la semaine prochaine.

Le Royaume-Uni n’a pas totalement fermé ses frontières durant la pandémie, mais les voyageurs qui souhaitent s’y rendre devraient fournir un test PCR négatif, effectué dans les 48h précédant le voyage. Ils devront également s’autoisoler à leur arrivée dans leur adresse de résidence pendant 10 jours, tout en effectuant deux nouveaux tests de dépistage, au 1er et au 8ème jour de la quarantaine.

Le pays a toutefois fermé ses frontières à une quarantaine d’Etats jugés “à haut risque”, dont la majorité des pays de l’Amérique Latine et une quinzaine de pays africains, en plus du Portugal et des Emirats arabes Unis.

Les résidents britanniques ou les Irlandais rentrant en Angleterre de ces pays sont obligés d’acheter un package de quarantaine d’une valeur de 1.750 livres sterling (environ 2.000 euros), qui couvre tous les frais de tests et de séjour à l’hôtel.


( Avec MAP )