Plan de relance européen, “le moment le plus important depuis la création de l’euro”, selon Macron

Macron

Le président français Emmanuel Macron a estimé, mardi soir, que l’accord sur le plan de relance économique européen pour faire face aux répercussions de la crise consécutive à l’épidémie du coronavirus constitue pour l’Union européenne (UE) “le moment le plus important depuis la création de l’euro”.

Le plan, destiné à soutenir les économies des pays de l’UE frappées par la crise du coronavirus, est basé pour la première fois sur le principe d’une dette commune. Il prévoit un fonds de 750 milliards d’euros, qui pourront être empruntés par la Commission sur les marchés.

L’accord, auquel sont parvenus, mardi à l’aube, les 27 pays de l’UE après plusieurs jours d’âpres négociations, est le fruit d’un “travail de trois ans entre la France et l’Allemagne”, a souligné le chef de l’Etat français au journal de 20H de TF1.

“C’est le projet sur lequel les Français m’ont fait confiance, que j’ai présenté en septembre 2017 à La Sorbonne. Nous nous sommes battus”, a-t-il dit, ajoutant que “c’est le moment le plus important de la vie de notre Europe depuis la création de l’euro”.

Il a indiqué que la France allait toucher 40 milliards d’euros sur ce plan de relance, montant qui correspond à 40% des dépenses prévues par le plan de relance français évalué à 100 milliards.


Le plan de relance français servira à financer notamment l’emploi des jeunes, les petites et moyennes entreprises, les artisans, les commerçants, le tourisme ainsi que la rénovation thermique des bâtiments, a-t-il détaillé.

M. Macron a en outre relevé que “ce n’est pas le contribuable français” qui remboursera la dette européenne mais de “grandes entreprises internationales” à travers de nouvelles taxes.

Le président de la République est revenu en outre sur l’épidémie du coronavirus dans le sillage des signes “inquiétants” de reprise du virus dans certains endroits du territoire français et au lendemain de l’entrée en vigueur de l’obligation du port du masque dans tous les lieux clos recevant du public.

Il a estimé que le contribuable français n’a “pas vocation à payer des masques” pour tout le monde, en réponse aux voix appelant à rendre le masque gratuit pour tous, assurant que ceux qui ne peuvent pas en acheter seront “aidés”.