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Pollution: 86,3% des déchets marins sont en plastique

Les déchets en plastique/polystyrène représentent 86,3% de la totalité des déchets marins au niveau national, a indiqué vendredi le département de l’Environnement dans son rapport sur les eaux de baignade des plages pour l’année 2021.

Les déchets marins sont composés des « Mégots et filtres de cigarettes » (35,1%), « Bouchons et couvercles en plastique » (17,9%) et « Emballages de chips/de friandises/baguettes de bonbons » (17,5%), précise le « rapport national sur la surveillance de la qualité des eaux de baignade des plages du Royaume », dont les résultats ont été présentés lors d’une conférence de presse.

Ces sous-catégories se positionnent en tête du classement du TOP10 et représentant à elles seules 60,7% de la totalité des déchets collectés au niveau national, ajoute le document. S’agissant de la zone méditerranéenne, la valeur maximale des déchets marins collectés pendant les deux campagnes a atteint 2713 éléments/100 m au niveau de la plage Calabonita (province d’Al Hoceima), alors qu’une valeur minimale de 250 éléments/ 100 m a été enregistrée au niveau de Miami Nador (province de Nador).

Concernant la zone atlantique, la valeur maximale des déchets marins collectés s’élève à 3611 éléments/100 m au niveau de la plage Sablettes (province de Benslimane), tandis que 394 éléments/100 m, valeur minimale, ont été détectés à la plage de Safi, selon le document.

→ Lire aussi : Déchets dangereux : Une gestion de proximité, la meilleure solution

Le nombre de déchets collectés au niveau de chaque plage a diminué, généralement, en 2020 par rapport aux années précédentes pour 90% des plages objet de la surveillance.

Cette diminution peut être expliquée par les mesures restrictives prises par les autorités compétentes pendant la crise sanitaire suite à la propagation de Covid-19, notamment la fermeture des plages, explique le rapport.

D’après le département de l’Environnement, 60 plages ont fait l’objet de surveillance de qualité du sable, qui a porté sur la réalisation de campagnes de prélèvement pour analyses physico-chimiques et mycologiques (différents dermatophytes) et la réalisation de campagnes de typologie des déchets marins des plages.

Selon les résultats des analyses chimiques du sable, seulement des traces de certains éléments ont été enregistrées sans dépasser les seuils de référence, relève le département, notant que la qualité mycologique a révélé la « présence de quelques champignons au niveau de certaines plages, qui ne présentent pas en général de risque pour la santé« . La surveillance du sable est organisée par le laboratoire national des études et de surveillance de la pollution relevant du ministère de l’Énergie, des mines et de l’environnement- Département de l’Environnement.

L’exécution des opérations de surveillance de la qualité hygiénique du sable des plages concerne les analyses chimiques et mycologiques ainsi que la réalisation de campagnes de typologie des déchets marins des plages, et ce deux fois par an.

( Avec MAP )

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