Proche Orient: L’UE rappelle son attachement à une solution négociée à deux États

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L’Union européenne (UE) a rappelé, mardi, son attachement à une solution négociée à deux États, fondée sur les lignes frontalières de 1967, notant que “l’initiative américaine, telle que présentée le 28 janvier, s’écarte de ces paramètres convenus au niveau international“.

«L’Union européenne est pleinement attachée au partenariat transatlantique et apprécie tous les efforts visant à trouver une solution pacifique au conflit israélo-palestinien. Elle rappelle son attachement à une solution négociée à deux États, fondée sur les lignes frontalières de 1967, avec des échanges de terres équivalents, comme cela peut être convenu entre les parties (…) avec un État palestinien indépendant, démocratique, souverain et viable, vivant côte à côte (avec Israël) dans la paix, la sécurité et la reconnaissance mutuelle», a indiqué Josep Borrell, haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la sécurité dans une déclaration rendue publique à Bruxelles.

M. Borrell a noté que « l’initiative américaine, telle que présentée le 28 janvier, s’écarte de ces paramètres convenus au niveau international », soulignant que «pour construire une paix juste et durable, les questions de statut final doivent être résolues par les négociations directes entre les deux parties ».

«Cela comprend notamment les questions liées aux frontières, au statut de Jérusalem (Al Qods), à la sécurité et à la question des réfugiés », a expliqué le haut représentant de l’UE.

L’Union européenne appelle «les deux parties à se réengager et à s’abstenir de toute action unilatérale contraire au droit international qui pourrait exacerber les tensions ».


«Nous sommes particulièrement préoccupés par les déclarations sur la perspective d’une annexion de la vallée du Jourdain et d’autres parties de la Cisjordanie », affirme M. Borrell.

Il a indiqué que «conformément au droit international et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, l’UE ne reconnaît pas la souveraineté d’Israël sur les territoires occupés depuis 1967».

«Les étapes vers l’annexion, si elles étaient mises en œuvre, ne pourraient pas passer incontestablement », a-t-il avertit, notant que l’UE «continuera de soutenir tous les efforts visant à relancer un processus politique conforme au droit international, qui garantit l’égalité des droits et qui soit acceptable pour les deux parties ».

L’UE, a ajouté la déclaration, «collaborera avec les deux parties, avec les acteurs de la région et avec tous les partenaires internationaux ».