A LA UNEÉditorial

Projet « Pegasus » : Qui est réellement visé par cette campagne ?

Par Hassan Alaoui

Plus personne n’est dupe. La principale cible, voire l’unique, derrière les révélations du “Projet Pegasus“, créé et conceptualisé à merveille, ou presque, par le consortium de journalistes “Forbidden Stories” et son pendant humanitaire “Amnesty International“, est le Maroc…

Une étude développée par l’agence digitale de référence au Maroc « Archipel Digital », avait montré, chiffres à l’appui, que sur les 35.000 contenus publiés, à la date du 24 juillet 2021, sur l’affaire Pegasus, 28.000 ont été consacrés au Royaume, avant de noter que 70% de ces derniers, provenaient de sources localisées en France.

Maintenant que les bases sont posées et que l’on sait qui est le chasseur et qui est le renard dans cette histoire, allons plus loin dans notre analyse et essayons de comprendre quelle est la véritable cible de ces messieurs. Parce que c’est bien beau de vouloir semer la zizanie dans un pays, mais pour cela il ne suffit pas de viser…il faut ajuster !

– « Pegasus : Abdellatif Hammouchi, l’espion marocain qui embarrasse la France », titre « Le Point » ;

– « Abdellatif Hammouchi, le superflic du Maroc, au cœur de l’affaire Pegasus », souligne « Mediapart ».

 – « Projet Pegasus : Abdellatif Hammouchi, premier policier du Roi du Maroc, pointé du doigt », met en exergue « France info » ;

– « Abdellatif Hammouchi, Rabat, les oreilles », se plaint « Le Canard Enchainé » ;

– « Projet Pegasus : Abdellatif Hammouchi, homme le mieux informé du Maroc et grand ami de  la France », croit savoir « Le Monde »…

Ceci n’est qu’un échantillon des articles réservés, ces derniers jours, au patron du contre-espionnage marocain par les journaux français, qui, pour mieux comprendre le personnage, se sont entourés, en vrais médias qui se respectent, de véritables connaisseurs dans le domaine sécuritaire, voire même de proches collaborateurs du chef des services de renseignement marocains.

Les fantasmes de Ali Lmrabet

C’est ainsi qu’on se retrouve, dans un article du « Monde », avec…. Ali Lmrabet, en train de nous expliquer, le plus sérieusement du monde, avoir croisé le chemin d’Abdellatif Hammouchi, pour la première fois, en 2004, dans une voie rapide à Sidi Ifni, au moment où il était pris en chasse par des voitures, avant d’entendre un type appelé un « Monsieur Abdellatif » pour demander des consignes…. Le journaliste stagiaire, Madjid Zerrouky, qui croit rapporter cet édifiant « scoop », ne croit pas si bien dire .

Pegasus

Si vous n’arrivez pas à croire ce que vous venez de lire, prenez la peine de décrypter cet extrait ubuesque, dans lequel cet ancien diplomate et ex-journaliste, devenu youtubeur, rapporte ce témoignage invraisemblable, cité, sans aucun scrupule, par l’un des médias les plus influents en France. Et ce n’est pas tout, car c’est un véritable bêtisier de l’Aïd, que les marocains ont pu découvrir cette semaine, en compulsant la presse française ?

Et pour cause, après en avoir terminé avec les scénarii “Fast & Furious” de Ali Lmrabet, on se retrouve, sans transition, ligoté aux arguties du “Canard Enchainé“, qui nous cite Zakaria Moumni, considéré comme un “joueur-clé dans le volet franco-marocain de l’affaire Pegasus” (alors qu’il n’est même pas cité comme cible potentielle) et qui, lui aussi, nous apprend avoir rencontré pour la première fois, en 2010, Abdellatif Hammouchi, alors qu’il était en pleine séance de torture, lors d’un interrogatoire, dans l’annexe de Guantanamo, à… Témara

Le Patron du renseignement marocain doit être le seul responsable sécuritaire au monde, qui a ce don d’ubiquité lui permettant d’assister, tour à tour, à des courses poursuites impliquant un youtubeur, avant de se rendre à des séances de torture d’un champion de kick-« Nothing » et non boxing, tout en espionnant le téléphone portable de 10.000 personnes, dont celui d’Eric Zemmour, du président français et même du Roi du Maroc.

Le mythomane Ignacio Cembrero

Pegasus

On pourrait passer la semaine entière à vous citer les différents psychopathes et autres mythomanes, ayant été sollicités par les médias français, dans leur campagne de diffamation contre Abdellatif Hammouchi, à l’instar d’Ignacio Cembrero, qui n’a plus mis les pieds au Maroc depuis maintenant sept ans, mais qui considère, dans les colonnes du « Canard Enchainé », comme très probable que Hammouchi ait espionné le Roi, dans l’objectif de le protéger des… frères Azaitar (encore une fois, ce n’est pas une blague, voir ci-dessous).

Il sied de se demander si le « Cartel » de la presse française, de ses journalistes et de leurs officiers traitants, ne s’est pas trompé, en nommant son enquête « Projet Pegasus », car il s’avère, avec le temps, qu’on se retrouve, plutôt, dans un « Projet Hammouchi », visant à nuire, par tous les moyens possibles, à ce haut commis de l’Etat, à travers des accusations graves et sans aucun fondement, allant même jusqu’à l’accuser d’espionner le Monarque lui-même, alors que de  l’aveu même du Souverain marocain, dans ses discours royaux, les services sécuritaires jouissent de toute sa confiance.

Mal lui en a pris à celui qui a cru qu’une campagne médiatique, menée par un groupe de gamins prépubères et une ONG en perte de vitesse, avec le concours de plusieurs médias n’ayant aucune une once de déontologie, pouvait faire tanguer la stabilité d’une monarchie millénaire, forte de sa légitimité et de ses institutions…

Entre-temps, on vous souhaite un très bon 22ème anniversaire de la fête du trône !

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