Quand la DGST vient au secours du FBI des Etats-Unis

Hassan Aloui

Ce n’est pas nouveau mais il est une tradition quasi institutionnalisée et je dirais presque normative, qui est  celle de la collaboration sécuritaire entre la DGST et le FBI américain. Et s’il en fallait une preuve supplémentaire, l’arrestation il y a deux jours en Georgie d’un dangereux terroriste, soldat de son état de l’armée des Etats-Unis nous la fournit. Rallié à Daech, Cole James Bridges, s’apprêtait à lancer une série d’attentats contre des institutions de son pays. Et c’est la DGST qui a alerté son homologue américain, le FBI, et lui a fourni de « très précieux renseignements » qui ont permis sa neutralisation et son arrestation. D’emblée, il convient de féliciter nos services sécuritaires pour leur efficacité qui, encore une fois, donne la preuve au monde entier de leur compétence et savoir-faire.

On peut toujours s’interroger – et beaucoup le font – sur l’étendue du savoir-faire de nos services de renseignements qui transcende les frontières. Pourtant, leur réputation n’est plus à faire et, dira-t-on, elle les précède, tant il est vrai qu’ils constituent un exemple voire un modèle dans leur genre. Depuis 2015, nous assistons à une sorte de transfiguration de la politique sécuritaire au Maroc. Nous la devons incontestablement à Abdellatif Hammouchi, Directeur général de la DGSN et, naturellement de la DGST qu’il a dirigée des années durant et dont il a réorganisé les instances et commande les actions. L’hommage méritoire que notre institution sécuritaire ne cesse de recevoir est à la mesure de son engagement effectif pour promouvoir la coopération avec ses homologues à l’étranger, le savoir-faire en matière d’investigation, d’exploration, de recherche technologique, d’exploitation de données et d’action et de diligence.

Tous ces paramètres qui font de notre police une force moderne, ne le cèdent en effet en rien à ceux des grandes polices du monde entier. Et des institutions aussi réputées que le FBI ou Interpol n’ont de cesse de lui tresser des lauriers pour les succès qu’elle engrange dans sa lutte contre le terrorisme et le renforcement constant de la sécurité. La DGST n’est pas seulement une force de protection, mais de prévention et d’une vision proactive tracée par ses dirigeants, elle est le rempart de notre tranquillité, et de plus en plus le symbole fédérateur de notre unité. Sous nos yeux, depuis six ans maintenant, elle se transforme en « police citoyenne » intégrée de toute évidence dans le paysage de notre quotidien. Dans une société comme la notre, caractérisée par le mouvement et une complexité redoutable, l’exercice n’est pas aisé.


Abdellatif Hammouchi qui incarne toutes ces valeurs, nous dirions vertus, est aussi l’homme qui insuffle une dynamique marquée au sceau de l’humilité généreuse voire de la modestie. Il est à sa famille professionnelle et au Maroc ce que le leader est à son « armée », veillant au grain, intraitable sur les principes, « père de tous et toutes », le cœur trempé dans le patriotisme et la fidélité imperturbable accrochée comme un colifichet. Les services sécuritaires du monde entier rendent hommage à cet homme et à la famille de la police marocaine. Aussi, force nous est de souligner que celui que lui rend le FBI, après tant d’autres, est d’abord et aussi un hommage au Maroc, allié des Etats-Unis, partenaire stratégique incontournable. Il s’inscrit dans la lignée d’autres reconnaissances exprimées par d’autres institutions et pays, dont la France , l’Espagne, les pays du Golfe…

Hassan Alaoui est le Directeur de la publication de « Maroc diplomatique » , il a dirigé pendant de longues années la rédaction du quotidien « Maroc Soir » et du « Matin » . Il a été aussi éditorialiste des mêmes titres. Il a collaboré à plusieurs autres titres de presse. Auteur du livre « Guerre secrète au Sahara occidental », il suit et analyse pour nous l’actualité politique, nationale, régionale et internationale.