Quand les différends politiques se règlent à coups de poing

Les débats politiques au Maroc virent au pugilat. Les scènes de bagarres et d’affrontements pour régler des différends politiques sont devenues monnaie courante au sein des partis politiques. PAM, PPS, MP…les coups de poing ont pris le dessus sur l’éthique de discussion.

Les scènes de bagarres et de rixes à coups de poing au sein des partis politiques pour régler leurs différends sont devenues désormais des classiques. En témoigne la réunion du Conseil national du mouvement populaire, tenue dimanche dernier, pour l’élection d’un nouveau président de la jeunesse ainsi que les membres du bureau politique, qui s’est transformée en un véritable ring de boxe où tous les coups sont permis.

La réunion semblait au début se tenir sous de bons auspices. Toutefois, patatras ! De prises de bec en ergoteries, les jeunes du MP en sont venus rapidement aux mains. Des coups de poing, des jets de chaises…des affrontements violents qui ont nécessité l’intervention des forces de l’ordre. Plusieurs personnes ont été blessées lors de cette bagarre brutale. La pomme de la discorde serait la marginalisation des jeunes du MP issues des régions sahraouies et du Rif au profit des personnes proches de la direction du parti.

Cette scène de pugilat qu’offre la jeunesse du MP n’est pas un cas isolé. La réunion du 4 octobre du comité central du PPS (Parti socialiste et du socialisme) pour entériner la décision du bureau politique de se retirer du gouvernement a tourné également au vinaigre. Un débat houleux ! Les discussions entre partisans et opposants à cette décision de retrait du gouvernement El Othmani ont dégénéré en une véritable bagarre.

Des échauffourées ont également éclatées entre les membres du PAM (Parti Authenticité et modernité) lors de l’élection des membres de la commission préparatoire du 4e congrès du parti. L’ambiance était très tendue.


Que peut-on espérer de ces partis politiques où le débat fait défaut et la violence impose sa loi ?