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Rabat: La Chambre des représentants examine un rapport sur le système de santé

La Chambre des représentants a tenu récemment une séance plénière consacrée à la présentation et l’examen du rapport du groupe de travail thématique sur le système de santé.

Présidant cette réunion, M. Habib El Malki, président de la Chambre des représentants, a indiqué que le Maroc a fait d’énormes efforts pour surmonter les répercussions de la pandémie de Covid-19.

Il a, par la même occasion, salué la vision sage et l’approche proactive et stratégique de SM le Roi Mohammed VI, qui ont permis au Maroc de faire face à cette crise sanitaire à travers des initiatives et mesures de qualité à plusieurs niveaux.

Cité dans un communiqué mercredi de la première chambre, M. El Malki a également mis en avant le chantier de généralisation de la protection sociale, lancé par le Souverain, un chantier «qui représente une révolution sociale».

Un des rapporteurs du groupe de travail thématique, Mustapha Ibrahimi, a présenté un résumé dudit rapport et la méthodologie du travail, rappelant que le groupe a été mis en place l’année dernière sous la présidence de M. El Malki.

Le groupe de travail veille à être à l’écoute de nombre de départements gouvernementaux, d’instances nationales et internationales, d’experts et de professionnels de la santé, et à prendre en compte un ensemble de rapports et de références nationales et internationales ayant trait à ce sujet, a-t-il ajouté.

L’action du groupe s’articule autour de quatre axes. Le premier est relatif à la couverture sanitaire, au financement de la santé et à la gouvernance du secteur, alors que le deuxième a trait à l’exercice des professions médicales, paramédicales et à la recherche scientifique.

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Le troisième axe s’intéresse aux infrastructures et à la carte sanitaire tandis que le dernier axe se penche sur les déterminants sociaux de la santé, a poursuivi le rapporteur.

Le rapport a fait le point sur les dysfonctionnements du système de santé, liés principalement à l’absence de certaines législations, à la nécessité de revoir et d’amender un ensemble de lois en vigueur, en plus d’élaborer de nouveaux textes juridiques et d’adopter les textes réglementaires connexes, en plus de la création des établissements énoncés dans la législation et d’élaborer un code général de la législation sur la santé.

Il a également évoqué les défis organisationnels du secteur de la santé, le manque d’infrastructures, l’absence de justice spatiale dans leur répartition, les manques des équipements nécessaires pour assurer la qualité des soins médicaux et paramédicaux, de la gouvernance et du financement de la santé ainsi que le manque de ressources matérielles et humaines par rapport aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Le rapport a présenté des propositions et des recommandations visant à s’ouvrir à des dispositifs modernes et développés dont l’adoption d’essais cliniques et la réflexion sur des financements innovants, prenant en considération les meilleures pratiques des expérimentations internationales pionnières en matière de recherche et dans le domaine des sciences de la santé.

Cette initiative parlementaire a également mis l’accent sur l’importance de la formation en sciences de la santé, notamment l’économie de la santé, devenue une des priorités pour le renforcement du système de formation et de recherche scientifique spécialisée, ainsi que la promotion du capital humain qualifié capable d’accompagner le développement de ce domaine scientifique vital.

Le rapport a recommandé l’élaboration et la mise en application d’un code propre au système de santé, qui constituerait un mécanisme juridique complet et efficace pour surmonter les diverses contraintes et défis, en proposant également la création du Conseil supérieur de la santé et de l’Agence nationale du médicament.

Lors de leurs interventions, les députés ont mis en avant les challenges relatifs au secteur de la santé au Maroc, notamment le financement, un des défis majeurs de la réforme de ce secteur.

La valorisation et l’augmentation du nombre de ressources humaines ainsi que l’amélioration des infrastructures vont de pair avec la hausse du budget alloué au secteur, afin d’atteindre les niveaux recommandés par l’OMS, ont-ils avancé.

Ils ont notamment souligné la nécessité d’unifier la gouvernance et la gestion de la couverture santé en un seul pôle afin de réduire la fragmentation dans le recouvrement des ressources, appelant à drainer plus d’investissements dans ce secteur en tant que secteur productif et économique pour les générations futures et non seulement en tant que secteur social.

Ils ont également relevé la nécessité d’orienter les coûts de compensation vers des mécanismes intégrés de protection sociale et vers le registre social unifié, notamment pour le financement des coûts de santé.

Les députés ont également appelé à diversifier le financement à travers l’impôt-santé, à s’ouvrir aux départements ministériels, aux régions et au secteur privé, mais également à mettre en place des mécanismes à même de stimuler ce dernier à financer la recherche scientifique et l’innovation.

Ils ont aussi plaidé en faveur d’une politique du médicament efficace et efficiente susceptible de répondre aux besoins des Marocains, ainsi que de revoir certains textes législatifs et réglementaires relatifs au système de santé.

( Avec MAP )

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