Réinsertion des pensionnaires des établissements pénitentiaires: Lancement à Kénitra d’unités de formation professionnelle

Des unités de formation professionnelle, artisanale et artistique ont été lancées, mardi, au sein de la prison centrale de Kénitra et dans les prisons locales d’Aït Melloul, de Bourkaiz et de Safi, en vue d’assurer la réinsertion socio-économiques des détenus après leur libération.

La création de ces unités permettra aux pensionnaires des établissements pénitentiaires d’acquérir de nouvelles compétences pour gagner leur vie et se réintégrer dans la société, indique un communiqué conjoint entre la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l’Ambassade du Japon au Maroc. Parmi les spécialités proposées figurent notamment la menuiserie moderne et traditionnelle, le tannage, la couture traditionnelle, la tapisserie, la poterie et le textile, ajoute la même source, relevant que cette initiative permettra aux prisonniers d’acquérir des compétences professionnelles dans les métiers de l’artisanat les plus prisés du marché.

La création de ces unités, dont le lancement a été donné par le délégué général à d’administration pénitentiaire et de la réinsertion, Mohamed Salah Tamek, l’ambassadeur du Japon au Maroc, Tsuneo Kurokawa, et le coordonnateur résident des Nations Unies et représentant résident du PNUD au Maroc, Philippe Poinsot, s’inscrit dans le cadre du projet d’appui du PNUD avec financement japonnais et vise à contribuer à la réforme du système pénitentiaire pour la promotion de la culture de réinsertion au sein des établissements pénitentiaires.

Le projet d’appui du système pénitentiaire pour la promotion de la culture de réinsertion bénéfice d’un financement global de la part du gouvernement japonais pour un montant global de 864.000 dollars, précise la même source, ajoutant que ce financement est destiné principalement à l’accompagnement des prisonniers les plus dangereux, à travers la mise en place d’un plan de travail permettant de consolider l’esprit de tolérance au sein des prisons, renforcer les compétences des fonctionnaires pénitentiaires, outre le développement de compétences en matière d’activités génératrices de revenus au profit des prisonniers pour réaliser leur indépendance sociale et économique après leur libération.


Ont pris part à cet évènement le gouverneur de la province de Kénitra, Fouad M’Hamdi, le coordonnateur général de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus, Azzedine Belmahi, le secrétaire générale de la Rabita Mohammadia des Oulémas, Mohamed El Abadi, et le représentant de l’Observatoire marocain des prisons (OMP). Il a été marqué notamment par la visite des unités de formation et l’exposition des photos des autres unités situées à Fès, Safi et Agadir.