Remaniement gouvernemental :l’équipe El Othmani II en marche

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a reçu mercredi 9 octobre au Palais Royal de Rabat le Chef de l’Exécutif Saaddine El Othmani et les membres de son nouveau ca­binet. Un gouvernement « comman­do » de 24 membres, renforcé par l’arrivée de nouveaux profils. Une nouvelle étape commence !

Tant attendu, le remaniement minis­tériel a eu lieu. SM Le Roi Mohammed VI a reçu mercredi 9 octobre au Palais Royal de Rabat le Chef de l’Exécutif Saaddine El Othmani et les membres de son nouveau cabinet. La nouvelle architecture gouvernementale est com­posée de 24 membres contre 39 dans le précédent gouvernement El Othmani. Une première ! Un gouvernement iné­dit et le plus restreint dans toute l’his­toire du Royaume ! Le nouvel Exécutif perd ainsi 16 portefeuilles. Un allége­ment qui vise à optimiser l’action gou­vernementale.

L’élément le plus saillant est la pré­sence de 9 membres sans apparte­nance politique. Des technocrates triés sur le volet pour leurs compétences. Concernant la part des partis de la majorité, le PJD obtient le plus grand nombre de postes ministériels avec 6 portefeuilles, plus celui du Chef de gouvernement. Le parti de la lampe hérite ainsi les ministères de l’Equi­pement, de l’Energie, du Travail, des Droits de l’homme, de la solidarité et du développement social ainsi que le département chargé des MRE. Le RNI, lui, a eu droit à 4 postes ministériels, et le MP à 3. Quant à l’UC et l’USFP, ils n’ont eu qu’un seul portefeuille pour chacun.

Certains ministres ont conservé leurs postes. Il s’agit, entre autres, de Abdelouafi Laftit à l’Intérieur, Aziz Akhannouch à l’agriculture, Mou­lay Hafid Elalamy à l’industrie et au commerce, Mohamed Benchaaboun à l’économie et aux finances, Ahmed Taoufik au ministère des Habous et des affaires islamiques, Nasser Bourita aux Affaires étrangères et Mustafa Ramid au ministère des droits de l’homme.


Ce gouvernement «commando» est le socle de la nouvelle étape annoncée par S.M. le Roi Mohammed VI dans son discours à l’occasion de la fête du Trône.

Les vedettes du remaniement ministériel

Oui, du sang neuf dans le nouvel Exécutif ! De nouveaux profils ont in­tégré le cabinet El Othmani II. Nadia Fettah, ancienne directrice générale de Saham Finances, hérite du portefeuille du Tourisme.

Le gouvernement se renforce égale­ment avec l’arrivée de Idriss Ouaiou­cha, ancien président de l’Université Al Akhaouyine, qui obtient le portefeuille de l’Enseignement supérieur. Moha­med Amarkaz, lui, sera à la tête du mi­nistère de l’Emploi et l’Insertion profes­sionnelle. Parmi les nouveaux entrants, Khalid Aït Taleb succède à Anas Douk­kali à la tête du ministère de la Santé. El Hassan Abyaba fait également son entrée au cabinet El Othmani II en tant que porte-parole du gouvernement. Ce professeur universitaire se voit en plus confier le ministère de la Culture, de la jeunesse et des sports.


Nezha Bouchareb obtient le minis­tère de l’Aménagement du territoire na­tional, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville. Ces nouveaux entrants sont sans conteste les vedettes de ce remaniement gouvernemental.

Quid de la place des femmes dans ce nouvel Exécutif ? La nouvelle équipe El Othmani compte 4 femmes. Outre Nadia Fettah et Nezha Bouchareb, le nouvel Exécutif accueille parmi ses mi­nistres Jamila EL Moussali nommée à la tête du département de la Solidarité, du développement social, de l’égalite et de la famille ainsi que Nezha El Oua­fi, devenu ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’Étranger, chargée des MRE.

Ce gouvernement « commando » est le socle de la nouvelle étape annoncée par SM Le Roi Mohammed VI dans son discours à l’occasion de la fête du Trône. Il est attendu sur plusieurs dossiers stratégiques notamment la ré­vision du modèle du développement économique, à laquelle le Souverain a appelé à maintes reprises, pour réduire les disparités et les inégalités sociales et territoriales. Ce nouvel Exécutif devra également s’atteler à préparer les pro­chaines élections prévues en 2021.