Rencontre à Oslo sur les défis de la paix et de la sécurité dans la région sahélo-saharienne

La section norvégienne de la Coordination des Marocains de Scandinavie et d’Europe du Nord a organisé, mardi à Oslo, une rencontre sous le signe “Sahel et Sahara : challenges pour la paix et la sécurité”.

Lors de ce séminaire, les participants ont débattu des challenges qu’affrontent les pays de la région sahélo-saharienne eu égard aux menaces potentielles découlant de la collusion avec le crime transfrontalier, en particulier.

A ce propos, Mohamed Ahmed Gain, professeur à l’Université Ibn Tofaïl de Kénitra, a indiqué que trois agendas contribuent à l’aggravation de la situation déjà instable dans cette zone.

Il a cité les agendas séparatiste et terroriste, comme en témoignent la montée en force des organisations extrémistes dans cette vaste zone et leurs liaisons, de plus en plus étroites, avec certains groupes ethniques.


Dans un exposé sur “les groupes non-étatiques dans la région sahélo-saharienne et les défis sécuritaires“, le conférencier a souligné que le troisième agenda se rapporte à l’influence accrue des réseaux du crime organisé impliqués dans le trafic d’armes, de drogues et de la traite des être humains.

Selon Mohamed Ahmed Gain, la montée en puissance des groupes non-étatiques s’explique notamment par l’affaiblissement de certains Etats de la région, notamment la Libye.

Il a appelé à cet égard la communauté internationale à déployer davantage d’efforts en vue de trouver une solution aux défis de la sécurité et de la paix dans la région.

Les intervenants au cours de ce débat ont insisté sur la nécessité de redresser la situation sécuritaire dans la région sahélo-saharienne, rappelant que le terrorisme est un phénomène international qui nécessite une mobilisation collective.


Seule une coopération plus étroite entre tous les Etats pourrait changer la donne et mettre fin à ce fléau qui met en danger la paix et la stabilité mondiales, ont-ils fait observer.

Par ailleurs, l’Italienne Maria Sandra Mariani a livré un témoignage sur son enlèvement le 2 février 2011 par des membres d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dans le sud-est de l’Algérie. Elle a été kidnappée pendant 14 mois avant d’être libérée en avril 2012.

Cette rencontre a été marquée par la projection d’un film documentaire intitulé “Sahel et Sahara connexions – trafic, drogue et terrorisme” du réalisateur marocain Hassan El Bouharrouti.

Le documentaire montre comment l’espace sahélo-saharien est devenu au fil du temps une zone de non droit où s’activent des groupes terroristes et des réseaux criminels.