Une rencontre Chine-ASEAN pour élaborer un plan d’action contre les rejets plastiques en mer

Des responsables en charge du secteur de l’environnement de la Chine et des pays membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) se réuniront, le 22 novembre à Phuket (Thaïlande), pour élaborer un plan d’action de lutte contre le rejet en mer des matières en plastiques. 

Les pays de l’Asie, particulièrement ceux de l’Asie du Sud-est, sont souvent cités en tête des pollueurs des mers, notamment en ce qui concerne les rejets des déchets en plastique, a reconnu, samedi, le chef du Département thaïlandais des ressources marines et côtières, affirmant que cette rencontre a pour objectif d’échanger sur les moyens de réduire de façon concrète ces rejets plastiques qui menacent les richesses halieutiques de la région.

Citant des rapports internationaux, le responsable thaïlandais a expliqué que la Chine arrive en tête des pollueurs avec 8,82 millions de tonnes de déchets plastiques par an, suivie par l’Indonésie, les Philippines, le Vietnam, le Sri Lanka, la Thaïlande, l’Egypte, la Malaisie, le Nigeria et le Bangladesh.

S’agissant de la Thaïlande, le responsable a affirmé la volonté des autorités de réduire les rejets plastiques en mer de 80 à 160 millions kg par an d’ici à 2021.


La stratégie d’action de la Thaïlande consiste à mener des études sur l’impact des rejets sur les fonds marins, dresser une banque de données sur l’origine des déchets plastiques, encourager l’usage de produits alternatifs respectueux de l’environnement. Le responsable thaïlandais a assuré que son pays érigera des “zones géographiques sans plastique”, notamment dans les régions du tourisme balnéaire.

La région compte de bons exemples en matière de lutte contre le rejet des déchets plastiques. Le responsable thaïlandais a cité l’exemple de Singapour et de la Malaisie dont l’expérience en la matière serait édifiante à examiner lors du conclave de Phuket.

Selon une récente étude de la fondation Ellen McArthur, réalisée en collaboration avec le Forum économique mondial et le cabinet McKinsey, plus de 150 millions de tonnes de déchets plastiques flottent sur les océans et la masse de ces déchets pourrait doubler d’ici à 2050.

La production mondiale du plastique est passée de 15 millions de tonnes en 1964, à 311 millions en 2014. En cause, les faibles coûts de production et une grande fonctionnalité de ce matériau pour de multiples usages industriels notamment pour l’emballage.