Les réserves en devises atteignent le niveau le plus bas depuis 1986

Les réserves en devises atteignent le niveau le plus bas depuis 1986

Les réserves en devises de la Tunisie ont atteint, cette semaine, la barre de 12.306 millions dinars (euro= 2,95 dinars) contre 12.247,6 MDT une année auparavant, soit le plus bas niveau historique jamais enregistré depuis 1986.

En jours d’importations, les avoirs nets sont à un seuil critique soit 89 jours d’importations contre 106 jours d’importations le 23 janvier 2017. Autrement dit, la Tunisie dispose d’un stock de devises qui lui permettra de couvrir ses importations pour une période ne dépassant pas les 3 mois, un niveau de sécurité fragile qui, selon les observateurs, viendra affaiblir davantage le dinar tunisien en déclin continu. Selon la même source, la dépréciation fulminante du dinar risque de se prolonger dans le temps et dans l’espace surtout que ces avoirs de devises ne fait qu’alimenter les mouvements spéculatifs sur le dinar.

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Cette diminution est due essentiellement au déficit de la balance commerciale qui s’est aggravé à 5,2 milliards d’euros (15.592 millions de dinars/MD), à fin 2017, un niveau record jamais atteint auparavant par le pays. Ce déficit était de l’ordre de 4,2 milliards d’euros en 2016, précise l’Institut national de la statistique (INS), qui fait état d’un recul du taux de couverture d’un point par rapport à l’année 2016 pour s’établir à un niveau de 68,8 % contre 69,8 % Pour l’INS, le déficit de la balance commerciale hors énergie s’est réduit à 3,85 milliards d’euros et le déficit de la balance énergétique s’est établi à 1,32 milliard d’euros (25,9% du total du déficit) contre 900 millions d’euros durant l’année 2016.


Selon un document, ce déficit est expliqué essentiellement, par le déséquilibre des échanges enregistrés avec certains pays, tels que la Chine (1,46 milliards d’euros), l’Italie (702 millions d’euros), la Turquie (617 M d’euros) et la Russie (366 M d’euros). L’INS explique ce déficit également, par la hausse des importations de 19,8% à 16,67 milliards d’euros à un rythme plus accéléré que celui des exportations de 18,1% à 11,47 milliards d’euros.