Risque de pollution sur les côtes françaises après le naufrage d’un cargo italien

un cargo italien

Un risque de pollution plane sur les côtes françaises entre la Charente-Maritime et la Gironde, après le naufrage d’un cargo italien au large du Finistère, dans la région de Bretagne (extrême ouest de la France), a annoncé la préfecture maritime de l’Atlantique.

Le navire de commerce italien “Grande America”, victime d’un incendie dimanche soir, a coulé mardi par 4.600 m de fond”, a indiqué une porte-parole de la préfecture maritime.

Le cargo, parti d’Hambourg, en Allemagne, devait faire escale à Casablanca avant de se rendre en Amérique du sud. Il avait à son bord 365 conteneurs, outre les 2.200 tonnes de fioul lourd, son carburant, qui se trouvaient également à l’intérieur.

Selon les médias de l’Hexagone, « le risque principal vient du fioul présent dans le navire ».

Une nappe d’hydrocarbures qui s’étend sur une dizaine de kilomètres de long pour un kilomètre de large a été localisée mercredi après-midi dans la zone du naufrage, à 333 kilomètres au large de La Rochelle, a annoncé la préfecture maritime de l’Atlantique dans la soirée.

→ Lire aussi : Mali: 26 morts dans le naufrage de deux pirogues dans le nord du pays

La pollution pourrait s’étendre de la façade maritime de la Charente-Maritime à la Gironde “dans quelques jours.

“L’armateur (la société Grimaldi) a été mis en demeure d’organiser une reconnaissance de l’épave et d’étudier la possibilité de pomper le fioul, a indiqué la même source.

Jeudi sur BFMTV, le ministre français de la Transition écologique François de Rugy a assuré que l’Etat fait tout pour “réduire l’impact” sur les côtes de la pollution aux hydrocarbures provoquée par le naufrage du navire italien Grande America.

“Il y a un risque, il faut donc tout faire pour le réduire et réduire l’impact d’une pollution sur nos côtes”, a-t-il déclaré.

“Nous préférons anticiper un risque de pollution et déployer des moyens”, a-t-il encore assuré, soulignant que cette pollution n’avait “rien à voir” avec celle provoquée par le pétrolier Erika en 1999.