Sahara : La décision américaine renvoie « le référendum d’autodétermination aux calendes grecques » (Hassan Saoud)

C’est une prise de position historique pour le Maroc, les Etats-Unis reconnaissent désormais, pour la première fois de leur histoire, la pleine souveraineté du Maroc sur l’ensemble de la région du Sahara marocain. L’annonce a été faite via un appel téléphonique entre le Président américain et le Roi Mohammed VI. Cet acte de reconnaissance constitue un tournant majeur dans le dénouement de ce conflit artificiel. 

Une première dans l’histoire du Maroc, les États-Unis reconnaissent officiellement la pleine souveraineté du Royaume sur ses provinces sahariennes. Le président Trump a informé le souverain de la promulgation d’un décret présidentiel, avec ce que cet acte comporte comme force juridique et politique indéniable et à effet immédiat.

Contacté par MAROC DIPLOMATIQUE, le colonel Hassan Saoud a déclaré : « en fin de mandat, le président des Etats-Unis est revenu à la réalité de cette région, à savoir, la légitimité de la revendication marocaine sur son territoire et le respect de l’intégrité territoriale, en balayant d’un revers de main toutes les thèses séparatistes. Cet acte entraînera certainement la reconnaissance d’autres pays qui reviendront à la réalité politique de cette région ». Maintenant que les Etats-Unis ont formellement reconnu la marocanité du Sahara, il est plus facile pour l’ensemble des pays de la région, ainsi que pour les autres puissances européennes, de faire pareil et d’aller de l’avant sur ce dossier.

En concrétisation de cette initiative, les Etats-Unis ont décidé l’ouverture d’un consulat à Dakhla, à vocation essentiellement économique, ce qui permettra d’ « assurer le développement social et économique pour les habitants de ces provinces du Sud. Je pense que c’est une décision stratégique importante et j’espère que d’autres pays vont rejoindre la première puissance du monde dans son élan», a fait savoir ce consultant en stratégie, directeur de Securi-consulting. Cette décision devra donc se matérialiser par des investissements colossaux dans les provinces du Sud en termes d’infrastructures et de projets économiques, qui auront un impact positif sur les populations locales au niveau des revenus individuels et du PIB.


Cet événement historique vient couronner la série de victoires engrangées par le Royaume et illustrées par le nombre grandissant de pays soutenant la marocanité du Sahara, mais aussi des États ayant décidé d’ouvrir des consultas dans le Sahara marocain.  Ainsi, cette dynamique diplomatique permettra, selon notre interlocuteur, de « mettre le mouvement séparatiste au pied du mur et mettre en difficulté ceux qui le soutiennent ».

Quid de l’impact de cette décision sur l’initiative marocaine d’autonomie ? « A ce stade, je pense que le référendum d’autodétermination est renvoyé aux calendes grecques », affirme le colonel Saoud, en rappelant que l’initiative marocaine d’autonomie reste « la seule solution réaliste et pragmatique et qui permettra aux Sahraouis de gérer leur région dans un cadre d’une autonomie sous la souveraineté marocaine. Il est irréaliste de concevoir une autre issue à ce différend autre que l’initiative marocaine d’autonomie ».

Le soutien franc et sans équivoque des États-Unis à la marocanité du Sahara est une position historique à même de renforcer les relations entre les deux pays et de hisser le partenariat stratégique fort au niveau d’une véritable alliance dans tous les domaines.

Notons que le vote américain en novembre 2020 en faveur de la dernière résolution onusienne était déjà un signe positif du fait de son caractère favorable au Maroc. « Nous avons vu les gesticulations du polisario et de l’Algérie lors des travaux du 14ème sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) et je pense qu’ils sont au pied du mur. Maintenant, l’Algérie doit revenir à une réalité qui est de permettre au Maroc et à ces séquestrés de revenir dans leur pays sous la souveraineté marocaine, sinon ils vont subir d’autres échecs par d’autres puissances mondiales », conclut notre source.