Santé du président Bongo: la demande d’expertise médicale rejetée par la justice

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La demande d’expertise médicale concernant le président gabonais Ali Bongo Ondimba, déposée fin mars par un collectif d’opposants en vue de déterminer la capacité du chef de l’Etat à exercer ses fonctions, a été rejetée par la justice, a appris l’AFP samedi.

La requête “est irrecevable et il n’y a pas lieu à autoriser (les requérants) à assigner le Président de la République devant nous“, a jugé le tribunal de première instance de Libreville, selon l’ordonnance envoyée à l’AFP par l’une des dix personnalités à l’origine de la requête.

Selon l’ordonnance datée de jeudi, le tribunal gabonais rappelle, entre autres, que seul “le gouvernement” ou à défaut “les deux chambres du parlement” peuvent saisir la Cour constitutionnelle en vue de constater “la vacance de la présidence de la République ou L’empêchement définitif de son titulaire“.

Cette décision de justice renforce notre doute sur la capacité d’Ali Bongo à encore assumer ses fonctions présidentielles“, a réagi auprès de l’AFP Marc Ona, responsable de la société civile et membre du collectif “Appel à agir“.

Ce collectif, qui rassemble dix personnalités du monde politique, syndical et de la société civile, avait déposé fin mars une demande afin qu’une expertise médicale puisse attester de la capacité du président Ali Bongo Ondimba à exercer ses fonctions.


Victime d’un accident vasculaire cérébral en octobre, le président gabonais, a passé cinq mois de convalescence en dehors du Gabon.

Il était rentré le 23 mars à Libreville pour un “retour définitif“, qui devait, notamment, faire taire l’opposition qui réclamait depuis son AVC que la vacance du pouvoir soit déclarée.

Le chef de l’Etat s’était adressé à la nation dans un bref discours de fin d’année, enregistré à Rabat, lieu de sa convalescence, diffusé le 31 décembre. Puis, marchant à l’aide d’une canne, il avait prononcé quelques mots à son arrivée à Libreville.

Ali Bongo Ondimba est au pouvoir depuis 2009 dans ce pays pétrolier d’Afrique centrale, après avoir succédé à son père, Omar Bongo, qui dirigeait le pays depuis 1967.


Avec AFP