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Senegalese Business Awards: L’entrepreneuriat au chevet de l’émigration clandestine

Senegalese Business Awards: L’entrepreneuriat au chevet de l’émigration clandestine

1600 migrants sont morts dans la méditerranée depuis le 1er janvier 2018. Chiffre alarmant, pourtant le phénomène s’agrandit de plus en plus. Les spécialistes de la migration ne s’interrogent plus sur les causes, elle sont à 90% d’ordre économique. C’est la recherche de mieux-être qui pousse certains jeunes, subsahariens surtout, à prendre le chemin de l'immigration clandestine.

Parallèlement, d’autres jeunes, migrants légaux, conscients du défi de leur époque, cherchent une alternative pour freiner ce fléau. Des jeunes Sénégalais résidents au Maroc, réunis dans un cercle dénommé « The Senegalese Business Awards » proposent une solution.

Prémunir les sentiments de désespoir

Ils sont Sénégalais, Maliens, Guinéens, Gabonais, Togolais… à emprunter la voie illégale de la mer. Cela parce que, face à la politique partisane des gouvernements de leurs pays respectifs, du manque d’emploi et de la pression sociale, ils sont animés d'un sentiment de désespoir qui les pousse à se partager cette formule « Partir ou périr ». C’est ce sentiment que les organisateurs de « The Senegalese Business Awards » veulent étouffer, voire tuer dans l’œuf.

→Lire aussi: Immigration clandestine: le Maroc refuse de jouer au gendarme dans la région

Cette activité propose une compétition qui permet de distinguer les start-up mis en place par les immigrés en guise de soutien. En outre, une sensibilisation sur la stabilité du climat des affaires très favorable à l’éclosion des talents est à mi-chemin. Elle permettra de redonner confiance à ces nombreux jeunes migrants en quête de statut social. C’est dans ce sillage que « cette première édition et pas la dernière », pour reprendre les propos de Abdou Dieng, président initiateur et organisateur de l’évènement, met l’accent sur l’entrepreneuriat des jeunes.

L’entrepreneuriat, la solution à l’émigration clandestine

A l’image du Maroc, qui suite à son retour à l’Union Africaine joue le rôle de leader dans la politique migratoire, les initiateurs de ce label veulent suivre les directives du Royaume chérifien pour stopper l’hémorragie humaine. C’est d’ailleurs la raison exclusive de la présence de quelques membres de la société civile marocaine spécialistes des questions migratoires et des solutions.

La trompette concordante qui résonnait dans la salle, stipulait que l’entrepreneuriat est la clé de voûte de la solution à l’émigration clandestine d’où la présence de start-ups. Mais à cette solution s’impose une question essentielle, celle des financements.

Sadikh Top

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