Shutdown: Trump pointé du doigt, les Démocrates ne doivent pas s’en réjouirent pour autant

Shutdown: Trump pointé du doigt, les Démocrates ne doivent pas s’en réjouirent pour autant

Une majorité d’Américains (56%) semble pointer du doigt le président Donald Trump et les Républicains, leur reprochant une posture gravée dans le marbre concernant le blocage partiel du gouvernement fédéral, selon un sondage national rapporté mardi par la gazette du congrès des Etats Unis, The Hill.

Bien que la même étude d’opinion place la cote d’insatisfaction vis-à-vis de l’action du président à hauteur de 57%, la publication fait observer que les Démocrates ne doivent pas s’en réjouirent pour autant.

Et d’expliquer que le même sondage fait ressortir paradoxalement un soutien grandissant à la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique parmi les Républicains, les conservateurs et le noyau dur de la base électorale de l’actuel locataire de la Maison Blanche. "En d’autres termes, note The Hill, le mur est devenu un autre point de discorde dans la guerre politique qui secoue Washington".

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"Bien que les Démocrates ne soient pas au pouvoir, il viendra un moment où ils vont devoir faire montre de capacité à aller au delà de la polémique et à consolider leurs actifs pour pouvoir envisager la bataille des élections 2020 dans les meilleures conditions possibles", souligne The Hill, dans une analyse intitulée: "Les Démocrates font face à des conséquences politiques du fait du Shutdown".

The Hill note qu’en dépit du fait que Trump avait annoncé qu’il assume la responsabilité du blocage partiel du gouvernement, il n’en demeure pas moins qu’il avait, par le passé, souvent changé d’avis et de posture, tout en jouissant, à tous les coups, de la sympathie et de la commisération de sa base électorale, qui a été plus d’une fois bien disposée à lui pardonner ses voltefaces.

"In fine, toutes ses postions finissent par être applaudies par ses électeurs ne serait-ce que parce que ce fut Trump qu’il les avait proférées", fait remarquer la publication.

A cela, ajoute The Hill, il ne faut pas perdre de vue le soutien inconditionnel témoigné au président par le leader de la majorité républicaine au sénat, Mitch McConnell, notant que l’avenir politique de ce dernier, qui joue son propre siège aux élections sénatoriales l’année prochaine, est lié au locataire de la Maison Blanche, dont il aura besoin du réservoir électoral pour assurer sa propre continuité à la chambre haute.

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