SM le Roi Mohammed VI présent au Sommet UE-UA : L’ère de la politique de « la chaise vide » est bel et bien révolue

Par Othmane Semlali

La présence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à Abidjan, d’abord en visite de travail et d’amitié, ensuite aux travaux du Sommet Union européenne – Union africaine, ne surprend personne. Le Souverain est « chez lui » en terre ivoirienne et partout où, il se déplace comme Afrique, comme le dis et le répète toujours Son ami et frère, Alassane Ouattara qui se dit toujours si heureux d’accueillir, un Grand Leader et un Visionnaire Africain de référence.

La visite de travail et d’amitié qu’effectue Sa Majesté le Roi en Côte d’Ivoire revêt une importance particulière car, hormis le volet officiel concernant les relations bilatérales stricto sensu, entre Rabat et Yamoussoukro (capitale politique et administrative ivoirienne), elle offre l’occasion pour le Souverain de prendre part, au 5ème Sommet Union Européenne (UE)-Union Africaine (UA), et d’envoyer « un message fort » à tout le monde, celui d’affirmer et que le Maroc place au cœur de ses préoccupations prioritaires de tout ce qui concerne les relations entre le vieux Continent et l’Afrique.

C’est l’occasion aussi de rappeler à tout un chacun parmi les plus avertis, que la diplomatie marocaine a changé de paradigme mais aussi de méthode de travail, et d’affirmer aux ennemis de plus en plus « isolés » de l’intégrité territoriale du Royaume, que l’ère de « la chaise vide » est bel et bien « révolue » et que le Maroc, à la fois, fier et fort de son initiative d’autonomie de ses provinces du Sud sous souveraineté nationale, vivement applaudie par la communauté internationale, est déterminé, plus que jamais, à aller de l’avant dans son combat pour la prospérité et le développement de tout le Continent.

Si la pseudo « rasd » a dû mobiliser tous ses mentors, se livrer comme à l’accoutumée, aux magouilles et aux mensonges les plus dévoilés, et mener un long combat pour parvenir, timidement et honteusement à décrocher « un ticket » d’entrée à Abidjan, la présence du Souverain a été tant attendue, souhaitée et maintenant applaudies par tous ceux qui mesurent à sa juste valeur, le panafricanisme, la clairvoyance et l’engagement indéfectible du Souverain pour une Afrique qu’Il tient à cœur.


D’ailleurs, le ministre ivoirien de l’intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Ally Coulibaly a déclaré que : “la présence aujourd’hui de SM le Roi Mohammed VI à Abidjan donne un éclat particulier au Sommet Union Africaine-Union Européenne”.

Aussi plusieurs supports médiatiques comme moult analystes voient dans ce déplacement et cette participation du Souverain à ce Sommet intercontinental, « un coup dur », à l’entité polichinelle et à ses mentors. Sinon comment peut-on concevoir de laisser le champ libre aux séparatistes de côtoyer, le temps du Sommet, des responsables de l’Union européenne, ou encore du SG de l’ONU, Antonio Guterres, dont la présence est confirmée à ce Sommet. Deux organisations internationales de taille qui ne reconnaissent même pas la fiction « rasd » ?

La présence de SM le Roi Mohammed VI brouille, donc, en toute logique les cartes de l’entité fantoche et de tous ceux qui la soutiennent désespérément, estiment les observateurs qui voient dans ce déplacement Royal une volonté du Maroc de maintenir son engagement croissant en faveur du développement de l’Afrique, de poursuivre son plaidoyer et sa défense des causes justes et nobles du Continent, de mettre en avant la pertinence de son retour triomphal au sein de la famille institutionnelle africaine, et partant : de parvenir à un isolement progressif du « polisario » déjà en perte de vitesse et de manque de crédibilité à l’international.

Aussi faut-il le signaler, l’axe Alger-Pretoria a perdu son combat d’office lors de ce Sommet, sachant que tous les points proposés par l’Afrique du Sud, qui n’a pas hésité à se livrer à tout genre de pression pour les insérer dans l’ordre du jour de ce conclave, ont été purement et simplement « écartés », permettant ainsi au Sommet d’Abidjan de focaliser sur son thème principal à savoir : « Investir dans la jeunesse pour un avenir durable ».


En outre, la présence du Maroc à un Sommet où l’entité fantomatique est représentée mais caricaturée, laisse constater un changement en profondeur dans les paradigmes de la diplomatie marocaine en ce sens que cette dernière s’est débarrassée à jamais d’un complexe appelé « banalité du polisario » et que toute la vision du Maroc repose, désormais, sur du « lourd », sur un combat réel pour le développement et la prospérité du Continent, avec comme toile de fond : une coopération Sud-Sud édifiante, bâtie sur la logique du « win-win ».

En rapport avec la thématique du Sommet d’Abidjan, Sa Majesté le Roi dans un discours adressé au 29ème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine (UA) qui s’est déroulé en juillet dernier à Addis Abeba, avait insisté que l’avenir de l’Afrique passe par sa jeunesse.
« Une politique volontariste orientée vers la jeunesse canalisera l’énergie pour le développement. L’avenir de l’Afrique passe par sa jeunesse. Aujourd’hui près de 600 millions d’Africains et d’Africaines sont des jeunes. En 2050, 400 millions d’Africains auront entre 15 et 24 ans », avait indiqué le Souverain dans ce discours délivré par SAR le Prince Moulay Rachid, qui a représenté SM le Roi à ces assises panafricaines.
Cette progression, a dit SM le Roi, souligne l’urgence d’orienter le dividende démographique vers l’émergence du continent, notant qu’une occasion inespérée s’offre ainsi à l’Afrique de bénéficier d’une main d’œuvre jeune, éduquée et abondante pour nourrir sa croissance économique.